Zero K – Don Delillo

ZERO K - Don DeLillo

Un sujet a priori passionnant : le transhumanisme. Et si l’homme, grâce à la technologie, décidait volontairement de mettre fin à sa vie, pour peut-être vivre l’éternité en « homme nouveau ». Un sujet intéressant sur l’existence et la question de l’immortalité. Encore faut-il être convaincu par le roman …

Disons le tout de suite, c’est un rendez-vous manqué. Je me suis arrêtée à la première partie, intitulée « Au temps de Tcheliabinsk ». J’espérais que la fin de cette partie me donne envie de poursuivre la lecture du roman. Raté. Mea culpa, je n’avais aucune envie de lire la suite.

Elle est donc peut-être plus intéressante. Ceci étant, ce n’est pas le sujet qui a arrêté ma lecture, c’est la façon dont il est traité et, je dois l’avouer, même si Don DeLillo est un grand auteur américain, voire même un auteur culte, en raison de sa façon d’écrire.

Je n’accroche pas à son écriture, et ce n’est pas la première fois avec Don DeLillo. Les sujets m’attirent, la façon dont il écrit ne me convient pas. Mon esprit n’arrive pas à se fixer, je perds le fil, la trame narrative ne déclenche aucune envie, aucune attente, cela me parait trop froid, trop désincarné, je ne ressens rien et mon imagination tourne à vide.

J’ai eu beaucoup de mal à visualiser les lieux et les personnages, j’ai aussi eu des difficultés à trouver de l’intérêt aux protagonistes, à leurs caractères, à leurs motivations, à leurs relations interpersonnelles. Les relations filiales – qui prennent une place certaine – ne m’ont pas plus convaincue. Peut-être que c’est le sujet technologique qui veut ça, c’est froid, voire glacial, j’avais besoin de plus de chaleur peut-être pour apprécier ce roman, plus de liant.

Les avis dithyrambiques de la presse littéraire autour de ce livre ne changent rien au fait que j’ai été décontenancée, et qu’à ma grande déception, je ne partage pas cet enthousiasme. C’est vraiment dommage, le sujet est passionnant.

Alors pour en savoir plus, n’hésitez pas à lire le billet de Jostein, avec qui j’ai eu le plaisir de partager cette lecture commune.


Les premières lignes de Zero K :

Tout le monde veut posséder la fin du monde.
C’est ce que déclara mon père, debout près des fenêtres à petits carreaux de son bureau de New York – gestion de fortune, transmission de patrimoine, marchés émergents. Nous partagions un moment rare, contemplatif, impression parachevée par ses lunettes de soleil à l’ancienne, qui faisaient entrer la nuit.

La présentation des éditions Actes Sud :

Choisir de mourir pour prendre la mort de vitesse, décider de se transformer en créature-éprouvette dans l’attente de jours meilleurs afin de revenir au monde en être humain augmenté et radicalement inédit, telle est l’offre de “Zero K”, un centre de recherches secret. Son principal actionnaire, le richissime Ross Lockhart, décide de faire appel à ses services pour son épouse, atteinte d’une maladie incurable, et convoque son fils unique pour assister à la fin programmée de la jeune femme consentante.
Un roman d’une puissance et d’une portée rares, tant sur le plan littéraire que philosophique.


DON DELLILO
ZERO K
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Francis Kerline
Actes Sud, Septembre 2017, 304 pages

8 réflexions au sujet de « Zero K – Don Delillo »

  1. J’hésitais à me lancer dans cette lecture car souvent si l’écrivain a écrit de bons livres, ils sont souvent trop longs pour mon goût… Merci de m’avoir aidé à trancher !

  2. Tu as bien fait d’arrêter car, pour moi, la seconde partie peine à s’intégrer dans le schéma final. Et là, aussi, il n’est pas aisé de se fixer sur les personnages avec des conversations un peu philosophiques, elles aussi assez froides.
    Bon, ambiance glaciale, ça paraît logique à Zéro K…mais sans jeu de mots, tu as raison, le style de DeLillo est assez froid, théorique et l’on peine à se plonger dans une ambiance trop irréelle.
    Tu as eu raison de faire cette chronique tout de même. Comme elle est circonstanciée, elle apportera un éclairage intéressant à ceux qui avaient envie de lire ce livre.
    Merci pour cette lecture commune.

    • Je suis contente de lire que je n’ai rien perdu en m’arrêtant à la fin de la première partie, et que tu trouves aussi que ce n’est pas facile de se fixer sur les personnages. Et puis, tu as raison, avec un thème sur la cryogénisation, il est normal que ce soit un peu froid ;-)
      Malgré cet abandon, je ne regrette pas une seconde notre lecture commune, merci à toi !

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