Yamabuki – Aki Shimazaki

Aki Shimazaki - Yamabuki - Actes Sud

Yamabuki est le 5e et dernier volume de la pentalogie de Aki Shimazaki, qui permet, à travers les yeux de Aïko, de faire le lien entre tous les membres de la famille et personnages évoqués dans les autres livres de la série. Un roman qui clôt agréablement le cycle Au coeur du Yamato.

Aïko est mariée depuis bientôt cinquante-six ans. Elle évoquera rapidement son premier mariage avec H. par miaï, rencontre arrangée par les parents (thème récurrent déjà évoqué plusieurs fois), mais se souviendra surtout de son coup de foudre pour son mari.

A travers l’histoire d’amour de Aïko, qui se permet de refuser une nouvelle rencontre arrangée par ses parents, et l’insistance de Zakuro à vouloir apprendre le russe, plutôt que le piano comme le souhaiterait son père, Aki Shimazaki insiste sur la volonté d’autonomie et de liberté des jeunes filles, qui tentent de s’affranchir de traditions anciennes et toujours bien ancrées, pour vivre leur vie selon leurs propres décisions et leurs propres choix.

Lorsqu’on a lu l’ensemble de la série, il existe une attente dans la lecture de ce dernier volume, pour découvrir comment les regroupements entre les différents romans vont s’effectuer. Au final, ils ne sont pas vraiment nécessaires, car chaque roman est très indépendant des autres, et il ne manque pas de clé importante.

Cette lecture est agréable et plaisante, mais je n’ai pas vraiment retrouvé de façon aussi marquée le style poétique et aérien de Aki Shimazaki, très caractéristique et largement développé dans les précédents romans. Ceci étant, sa simplicité littéraire est toujours présente, tout comme l’ambiance déstabilisante mêlant coutumes et monde contemporain.

Certaines intrigues sont rappelées dans ce dernier roman, et si tous les autres peuvent se lire dans le désordre, il me parait cependant préférable de garder celui-là pour la fin, ou de le lire indépendamment de la série Au coeur du Yamato, dont l’ordre est le suivant :

1. Mitsuba
2. Zakuro
3. Tonbo
4. Tsukushi

Il se dégage des livres de Aki Shimazaki une douceur qu’il est agréable de côtoyer de temps en temps, et je regrette d’avoir terminé cette série, même si j’ai globalement préféré sa précédente, Le poids des secrets.

Les premières lignes de Yamabuki :
(ou lire un extrait plus long)

Le soleil brille au-dessus d’une mer émeraude. Sur la plage, Tsuyoshi surveille les travaux des habitants qui construisent un radeau avec des rondins et des vrilles. Un samurai s’approche de lui en appelant : « Général Toda ! »

La 4e de couverture des éditions Actes Sud :

Cela fait maintenant cinquante-six ans que Aïko Toda a connu le coup de foudre pour celui qu’elle acceptait d’épouser dès leur premier rendez-vous. Aux côtés de cet homme, un cadre dévoué de l’importante compagnie Goshima, elle a été aux premières lignes de la reconstruction économique de son pays dévasté par la guerre. Toujours aussi amoureux, tous deux profitent aujourd’hui de leur retraite. Au fil des jours de pluie et des promenades, Aïko songe à ce demi-siècle passé auprès de Tsuyoshi Toda, son samurai ; un bonheur dont elle prend la mesure alors que remontent aussi à sa mémoire les années qui ont précédé cette ren contre, celles d’un premier mariage raté.
Au plus près de l’intimité de ses personnages, Aki Shimazaki clôt avec cette histoire le cycle romanesque Au cœur du Yamato.

Aki SHIMAZAKI
Yamabuki. Au coeur du Yamato (5)
Actes Sud, avril 2014, 144 pages

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