Virginia Woolf – Michèle Gazier & Bernard Ciccolini

Michèle Grazier - Bernard Ciccolini - Virginia Woolf - Naïve

La biographie de Virginia Woolf en BD, Michèle Gazier et Bernard Ciccolini l’ont fait, grâce à la collection « Grands Destins de Femmes » des éditions Naïve. Une sacrée bonne idée.

Au fil de la découverte de son oeuvre, Virginia Woolf devient de plus en plus fascinante. Mais je craignais que la biographie d’une femme aux livres aussi complexes soit compliquée ou indigeste. A tort.

La complexité n’a pas de place dans cette BD accessible. La découverte de l’auteure commence dès son plus jeune âge. Elle a 7 ans et se dirige à St Yves en Cornouailles, avec sa mère Julia. C’est presque une surprise de découvrir Virginia Woolf enfant, avec ses parents, ses frères et soeurs (Vanessa, Thoby, Adrian) et demi-frères et soeurs (les enfants de sa mère Julia : George, Stella, Gérald). Le dessin, avec des couleurs estompées à la façon d’une aquarelle, s’associe très bien aux dialogues courts et simples, rendant la narration très facile, d’une certaine manière, presque enfantine.

La suite également reste très accessible. On se rend bien compte de la succession des pertes qui vont endeuiller la vie de Virginia Woolf très tôt, l’impact de ses drames sur son moral, sur sa mélancolie, sur sa solitude, et la marquer à jamais.

La création n’est bien évidemment pas oubliée, et pour ne pas alourdir l’histoire, tous les livres et essais de Virginia Woolf ne sont pas évoqués, mais les principaux, une grande majorité. La mise en contexte de sa vie personnelle, avec celle de la création de ses livres est intéressante bien sûr, même si dans cette BD, les faits sont assez survolés et nous n’entrons pas dans la psychologie et les tourments intérieurs de Virginia Woolf.

Pour finir, le visage allongé de Virginia Woolf est bien rendu, on a vraiment le sentiment de s’être approché un peu plus près d’elle, un peu plus près de son intimité, même si elle reste en grande partie inaccessible, jusqu’à la fin de sa vie.


La présentation par les éditions Naïve :

Virginia Woolf est, comme chacun sait, un écrivain essentiel du Xxe siècle qui, par son oeuvre et le flux de voix intérieure qui caractérise son écriture, a été déterminante dans l’évolution du roman moderne. Dans ses romans comme dans ses journaux et correspondances, il est clair que les impressions et sensations d’enfance, qu’elles soient conscientes ou affleurant par réminiscences, ont été le socle et la matière de son travail d’écriture. Le texte de Michèle Gazier et les planches de Bernard Ciccolini reviennent sur des éléments forts et essentiels dans la construction de la personnalité et de la psyché de la petite Virginia Stephen, avant qu’elle ne devienne Virginia Woolf. Son enfance est en effet jalonnée de deuils et de traumatismes qui l’ont à jamais marquée et rendue particulièrement sensible et fragile.


Michèle GAZIER & Bernard CICCOLINI
Virginia Woolf
Naïve, Novembre 2011, 120 pages.

10 réflexions au sujet de « Virginia Woolf – Michèle Gazier & Bernard Ciccolini »

    • C’est ce que je me suis dit à la fin de ma lecture. Il existe d’ailleurs d’autres BD-BIo de la collection Grands destins de femmes des éditions Naïve, si ça te dit.

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