Le vieux qui lisait des romans d’amour – Luis Sepulveda

Luis Sepulveda - Le vieux qui lisait des romans d'amour - AudiolibCoup de coeur !!

- Sélection Prix Audiolib 2015 –

Le vieux qui lisait des romans d’amour est un tout petit livre magique qui est absolument sublime. Mais alors, lu par Féodor Atkine, c’est juste une pépite, le trésor des trésors, qui va vous emporter en pleine Amazonie, et je peux vous assurez que vous n’aurez pas envie d’en revenir.

Lorsque les villageois d’El Idilio trouvent un homme assassiné dans une pirogue, ils ne réfléchissent pas longtemps. Les indiens sont nécessairement les coupables. Mais un vieil homme, Antonio José Bolivar, comprend très vite leur erreur. D’expérience, il reconnait sur le corps la marque du fauve qui défend ses petits.

Si Antonio José Bolivar va partir à la recherche de ce félin à l’instinct meurtrier, mais surtout à l’instinct protecteur, nous, nous allons partir à la découverte de ce vieil homme touchant et de l’histoire de sa vie.

L’histoire de ce vieil homme, est surtout celui d’un homme, qui tomba amoureux, qui vécu avec les Shuars, qui se fit des amis et des ennemis. C’est un homme curieux, qui aimait lire, surtout les romans d’amour. Ce livre est un conte pour adultes comme on n’en fait plus. On voyage à l’autre bout du monde, dans des contrées inconnues, avec un personnage désabusé et touchant d’une grande humanité et d’une immense simplicité.

La lecture absolument splendide de Fédor Atkine exalte toute la beauté de ce roman, toute la douceur d’Antonio José Bolivar, et aussi, toute sa douleur et sa mélancolie. Chaque mot est profondément ressenti, l’accent est parfait, la tonalité idéale.

Un petit clin d’oeil pour les adeptes, entendre Dr House (Féodor Atkine) vous raconter une aussi belle histoire, c’est très dur de ne pas aimer. Il ne faut pas, mais alors, il ne faut pas du tout résister.

Mille merci à Audiolib car l’ayant déjà lu il y a longtemps, je serais passée à côté de cette merveille sans le Prix Audiolib 2015. J’ai tellement aimé que je l’ai écouté deux fois d’affilé.

Ecoute commune avec Saxaoul et Sandrine.
Le vieux qui lisait des romans d’amour participe à la journée chez Sylire, Ecouter un livre qui contient une histoire d’amour.

Les premières lignes :

Le ciel était une panse d’âne gonflée qui pendait très bas, menaçante, au dessus des têtes. Le vent tiède et poisseux balayait les feuilles éparses et secouait violemment les bananiers rachitiques qui ornaient la façade de la mairie.

La présentation par les éditions Audiolib :

Antonio José Bolivar Proaño est le seul à pouvoir chasser le félin tueur d’hommes. Il connaît la forêt amazonienne, il respecte les animaux qui la peuplent, il a vécu avec les Indiens Shuars et il accepte le duel avec le fauve. Mais Antonio José Bolivar a découvert sur le tard l’antidote au redoutable venin de la vieillesse : il sait lire, et il a une passion pour les romans qui parlent de l’amour, le vrai, celui qui fait souffrir. Partagé entre la chasse et sa passion pour les romans, le vieux nous entraîne dans ce livre plein de charme dont le souvenir ne nous quitte plus.

LOGO AUDIOLIB 2015Luis SEPULVEDA
Le vieux qui lisait des romans d’amour
Traduit de l’espagnol (Chili) par François Maspero
VO : 1992, Un viejo que leía novelas de amor

Lu par Féodor Atkine, Audiolib, Décembre 2014

24 réflexions au sujet de « Le vieux qui lisait des romans d’amour – Luis Sepulveda »

  1. J’adore la voix de Fédor Atkine mais je suis d’accord avec Saxaoul, le lecteur de 3000 chevaux est extraordinaire (je pèse mes mots !).
    J’ai hâte d’écouter celui-ci avec tous ces avis enthousiastes !

  2. Comme je l’ai dit chez Sylire, en regardant la sélection, pour moi, il n’y a pas photo : c’est lui le grand gagnant. Parce que le texte est sublime, parce que c’est un immense roman. Bonne soirée et à bientôt (samedi avec Valérie si tout va bien)

    • Je ne peux pas m’avancer avant d’avoir tout écouté, mais ça va être difficile de trouver mieux, c’est sûr. Contente qu’on se voit Samedi !

  3. Féodor Atkine est un excellent lecteur. Jusqu’à ce que je découvre Philippe Allard dans 3000 chevaux vapeur, c’était mon préféré. Maintenant, je crois que j’aurais bien du mal à les départager.

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