Une rentrée littéraire de septembre 2013 moins prolifique

Livre ouvert - image actu Le nombre de livres de la rentrée sera plus faible que l’année dernière, mais il est néanmoins annoncé 555 romans, avec de nombreux premiers romans. Particulièrement intéressée par les romans étrangers annoncés, avec notamment Coetzee, Richard Powers, Peter Carey, Paolo Giordano (l’auteur de la solitude des nombres premiers), et bien d’autres.





J-M Coetzee, Une enfance de Jésus

Coetzee Enfance de jésus Le jeune David et Simón, son protecteur, sont arrivés – on ne sait d’où – par bateau au camp de transit, où ils ont été reconditionnés afin de s’intégrer dans leur nou­veau pays : nouveaux noms, nouvelles dates de naissance, mémoire lavée de tout souvenir, apprentissage rapide de l’espagnol, langue du pays. Puis ils ont traversé le désert et ont atterri dans un centre d’accueil, où les services publics leur allouent un logement et aident Simón à obtenir un emploi de docker. David ayant perdu en mer la lettre qui expliquait sa filiation, Simón se fait le serment de lui trouver une mère que son intuition seule désignera. Inés est l’élue.
Les éditions du Seuil considèrent qu’

avec ce récit impressionnant par la fraîcheur de la rela­tion qu’il instaure entre l’homme et l’enfant, Coetzee opère un retour spectaculaire à la manière romanesque. Cette fable universelle aux multiples lectures possibles, où les questions, sans réponse, en amènent de nouvelles comme dans un cycle éternel, stimule l’intellect et l’imagination, faisant grandir le lecteur, et s’imprime en lui.

Nancy Huston, Danse noire

Huston Danse noire Sur un lit d’hôpital, Milo s’éteint lentement. À son chevet, le réalisateur new-yorkais Paul Schwarz rêve d’un ultime projet commun : un film qu’ils écriraient ensemble à partir de l’incroyable parcours de Milo. Dans un grand mouvement musical pour chanter ses origines d’abord effacées puis peu à peu recomposées, ce film suivrait trois lignes de vie qui, traversant guerres et exils, invasions et résistances, nous plongeraient dans la tension insoluble entre le Vieux et le Nouveau Monde, le besoin de transmission et le rêve de recommencement.
Du début du xxe siècle à nos jours, de l’Irlande au Canada, de la chambre sordide d’une prostituée indienne aux rythmes lancinants de la capoeira brésilienne, d’un hôpital catholique québecois aux soirées prestigieuses de New York, cette histoire d’amour et de renoncement est habitée d’un bout à l’autre par le bruissement des langues et l’engagement des coeurs.

Chloé Korman, Les saisons de Louveplaine

Kormann les saisons de louveplaine Nour, une jeune femme algérienne, n’a plus de nouvelles de son mari parti travailler en France. Elle prend l’avion, arrive à Louveplaine, banlieue où Hassan lui a promis de la faire venir avec leur petite fille. Mais, au 15e étage de la tour Triolet, l’appartement est vide. Hassan a disparu. Pourquoi ? Désemparée mais déterminée à retrouver son mari, Nour fait connaissance avec les habitants de la cité, découvre leur vie, leurs espoirs, leurs secrets. Cloé Korman a travaillé un an dans un lycée de Seine-Saint-Denis, et a nourri son livre de cette expérience. Un nouvel exemple de reportage littéraire?
Cloé Korman a obtenu en 2010 le Prix Du Livre Inter en 2010 et le Prix Valery Larbaud pour « les hommes-couleurs« .