Tonbo – Aki Shimazaki

Aki Shimazaki - Tonbo - Actes Sud Babel

Tonbo est le troisième volume de la série « Au coeur du Yamato » de Aki Shimazaki, qui explore le fonctionnement de la société japonaise, ses moeurs et sa culture.

Le lien avec les deux premiers est très ténu, et résulte principalement dans le fait que le personnage principal, Nobu, est un ancien salarié de la compagnie japonaise Goshima (dont on parle dès le 1er volume). Il n’est donc absolument pas nécessaire d’avoir lu les autres livres pour commencer celui-là.

Nobu a créé un Juku, c’est à dire un endroit où des cours privés sont dispensés le soir, pour des étudiants en plus de leur cursus habituel. Dans le cadre de ses rencontres, un ancien élève de son père va venir le trouver et lui révéler des événements inconnus concernant notamment son père et sa jeunesse.

J’avoue avoir été un peu déçue par Tonbo, alors que j’avais beaucoup aimé les deux précédents romans de la série. Si j’ai bien retrouvé la simplicité du style et la concision qui font la saveur de la touche Shimazaki, la construction narrative ne m’a pas convaincue, ni les thèmes abordés – qui sont d’ailleurs plus effleurés que traités – du suicide, de la cruauté et de l’ijime (brimade, action de tourmenter ou de persécuter). Pourtant, les sujets sont intéressants, mais leurs traitements donnent une impression d’inachevé, comme s’ils n’étaient que survolés.

En plus, j’ai eu des petites difficultés à entrer dans l’histoire, ne comprenant pas vraiment où Aki Shimazaki voulait mener son lecteur et son histoire, qui se dénoue un peu trop tardivement. En attendant ce moment, certains passages semblent donc un peu longs, et parfois, sans lien réel avec l’ensemble. Malgré ces réserves, je n’ai pas passé un mauvais moment, j’ai retrouvé la sensibilité et la douceur aérienne qui me plaisent et que j’aime retrouver chez Shimazaki.

Quoiqu’il en soit, ce troisième tome un peu moins envoûtant ne m’empêchera pas du tout de poursuivre la série « Au coeur du Yamato » qui commence par Mitsuba, puis Zakuro. A venir, Tsukushi (4) et Yamabuki (5).

Les premières lignes de Tonbo :

Le ciel est immaculé. Il est deux heures de l’après-midi. Je marche sur le chemin de la digue en observant les pêcheurs sur la berge. La rivière coule du nord au sud et se jette dans la baie de Tokyo.

La 4e de couverture de Tonbo chez Babel – Actes Sud :

Contraint de quitter la grande compagnie Goshima, Nobu a fondé un établissement privé de cours préparatoires au lycée, le juku Tonbo, qui connaît une belle réussite. Il reçoit un jour la visite inattendue d’un homme qui fut lui-même un élève de son père, lequel s’est suicidé quinze ans plus tôt dans la tourmente suivant la mort d’un lycéen rebelle. Cette rencontre permettra à Nobu de jeter un nouvel éclairage sur un sombre épisode de sa jeunesse.

Plan ORSEC 2015Aki SHIMAZAKI
Tonbo. Au coeur du Yamato (3)
Léméac Actes Sud, Mai 2011, 136 pages
Babel, Février 2015, 116 pages

6 réflexions au sujet de « Tonbo – Aki Shimazaki »

  1. L’année prochaine nous comptons visiter le Japon. Du coup, je cherche des romans japonais à lire, pour me mettre dans le bain. Ce ne sera pas celui-là du coup…

    • J’ai très envie d’aller au Japon ! Tu peux sans problème lire les autres de la série, ou les autres Aki Shimazaki, qui rendent bien l’ambiance japonisante, et en plus, ses livres se lisent facilement !

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