Folles nuits – Joyce Carol Oates

Oates Folles Nuit - broché

Folles nuits est une compilation de cinq nouvelles, qui étaient déjà parues dans divers magazines. Chaque nouvelle est un hommage à un écrivain, qui est décrit dans une situation imaginée, assez loufoque parfois d’ailleurs, mais avec de réelles références aussi bien autobiographiques que liées aux oeuvres de chaque écrivain. On commencera par découvrir Edgar Allan Poe en gardien de phare, puis Dickinson et Mark Twain, suivi d’Henry James et d’Hemingway.

Mais Oates est allée plus loin, elle a fait le pari d’imiter chaque écrivain avec son propre style. Le lecteur peut constater le bel exercice de style, soit, mais peut avoir l’impression malheureusement qu’il s’agit surtout d’un exercice, et il en reste un petit regret.

Si vous hésitez, les premières lignes :

7 octobre 1849. Ah réveil – l’âme gonflée d’espoir ! en ce jour, mon premier dans le Phare légendaire de Vina del Mar – c’est avec émotion que je trace les premiers mots de mon Journal comme convenu avec mon mécène, le Dr Bertram Sham.

Oates Folles nuitsSi vous hésitez encore, la présentation Editeur :

Plus inventive – et brillante – que jamais, Joyce Carol Oates joue dans ces nouvelles irrésistibles à imaginer les derniers jours de cinq géants de la littérature américaine. C’est ainsi que, dans Le Phare, Edgar Allan Poe, devenu gardien de phare, se retrouve sur une île déserte du Pacifique en proie à ses abominables souvenirs de souffrance et de deuil, avec pour seule compagnie celle d’un chien, témoin aussi de sa transformation en un monstre hybride, parent du « Cyclophage » né de sa démence. Grand-papa Clemens et Poisson Ange, 1906 décrit un Mark Twain obsédé par les très jeunes filles, tandis que Papa à Ketchum, 1961 raconte un Hemingway réfléchissant à son suicide. Dans Le Maître à l’hôpital Saint-Bartholomew, 1914-1916, Henry James doit pénétrer dans une salle remplie de soldats blessés et surmonter ses révulsions premières avant de s’enticher de ces « chers garçons » qu’il a toujours secrètement désirés… EDickinsonRépliLuxe fait revenir à la vie Emily Dickinson sous la forme d’une poupée androïde, un robot vivant fait sur mesure pour un couple de bobos entichés de poésie…

Un prodigieux tour de force que ces histoires de folie, de désespoir, de solitude, et de frustration sexuelle, superbement tricotées par Oates dans le style même de chacun de ces cinq maîtres pourtant réputés inimitables.

Joyce Carol OATES, Folles nuits
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Claude Seban
Parution : Mars 2011 – Edition Philippe Rey / Octobre 2012 – Points
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(Dernière mise à jour : 20/10/2013)

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