Tendre est la nuit – Francis Scott Fitzgerald

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Tendre est la nuit raconte l’histoire d’un couple d’américains à la fin des années 1920, Nicole et Nick Diver, brillants, riches, adorés, à la vie clinquante et fastueuse. Mais un secret se cache derrière ce bonheur apparent, qui fait voler toutes les certitudes.

Il ne se passe pas grand chose dans Tendre est la nuit. C’est un roman d’atmosphère qui reflète bien le style et le rythme de vie de l’auteur lui-même. Nicole bien évidemment ne travaille pas et Dick est un psychiatre reconnu. Il s’en dégage une ambiance éclatante de cette vie américaine dorée, riche et oisive, consistant à visiter l’Europe. C’est clinquant, l’argent coule à flot, l’insouciance est de mise, l’amusement est la raison de vivre, l’alcool trouve sa place, avec la prétendue légèreté de cette vie sur la Riviera, entre Palaces, soirées, luxe et parades.

A chaque endroit, Francis Scott Fitzgerald réussit à merveille à restituer cette ambiance mondaine de l’entre deux guerres, que ce soit sur la Riviera, à Paris, où même lors du voyage en Suisse ou en Italie, lorsque le brillant se terne. Il s’en dégage une tension hollywoodienne très visuelle et électrisante. C’est très bien écrit, et cette lecture sans action, se satisfait très bien de la qualité du style et du mystère latent autour duquel s’axe le roman. Le roman commence (et se finira) sur la côte d’Azur, mais prend toute sa saveur mystérieuse lors de la deuxième partie.

Totalement conquise par Tendre est la nuit (même si cette chronique a mis du temps à voir le jour), je l’ai préféré à Gasby le magnifique – du moins au souvenir que j’en garde – même si les trente premières pages m’ont paru un peu longues. J’ai ensuite dévoré ce livre dans un souffle, me passionnant pour les failles de ce couple, pour les aspects psychologiques et psychiatriques de cette histoire, pour les crises de Nicole, pour ce faste cachant le sombre et la réalité, pour les accents autobiographiques découvrant un peu plus du mystère du couple Zelda/Fitzgerald.

Si certains peuvent s’ennuyer, comme Eva, Marjorie, la grande fan de Fitzgerald, vous le recommande chaudement également, comme Galéa.

En savoir plus sur le livre et son contexte :

Francis Scott Fitzgerald commence à écrire Tendre est la nuit au cours de l’été 1925, juste après la parution de Gatsby le Magnifique. Signant un contrat de scénariste avec Hollywood, il abandonna son manuscrit pour le reprendre à Paris en 1929 et l’abandonner de nouveau au mois d’avril 1930, en raison de la première dépression nerveuse de Zelda. Il reprendra son texte en mai 1932, et le terminera en 1934.

Tendre est la nuit paru en feuilleton dans le Scribner’s Magazine, avant d’être publié le 12 avril 1934. Le livre passa quasiment inaperçu et le livre disparu de la vente en librairie.

Le titre Tender is the Night, fait référence à un vers du poème Ode à un rossignol (Ode to a Nightingale), de John Keats.

Le Mois americain
Publié dans le cadre du mois américain de Martine.

Aurait du être publié dans le cadre du mois Américain 2015, mais le billet était resté à l’état de brouillon et attendait donc patiemment le mois de septembre 2016…




Les premières lignes de Tendre est la nuit :

C’est, à mi-chemin de Marseille et de la frontière italienne, un grand hôtel au crépi rose, qui se dresse orgueilleusement sur les bords charmants de la Riviera. Une rangée de palmiers éventent avec déférence sa façade congestionnée, tandis qu’une plage aveuglante s’étend à ses pieds.

La présentation des éditions Livre de poche :

Tendre est la nuit est l’histoire, largement autobiographique, de la décomposition d’un être fait pour être aimé, trop romantique pour pouvoir résister à son époque, trop tendre, malgré son apparente désinvolture, pour savoir sagement vieillir.
C’est plus particulièrement l’histoire de l’amour de Dick et de Nicole, dont nous faisons connaissance à travers les yeux émerveillés d’une jeune actrice qui ne résiste pas au charme de Dick. Ce couple très uni cache un secret. Nicole a été soignée par Dick, médecin psychiatre. L’amour qu’elle a porté à Dick a fait de leur union une nécessité. Un jour viendra pourtant où ils devront se séparer…
Mais le lecteur aura vécu avec eux les plus belles années d’une vie de loisir rendue magique par la richesse, les voyages. C’est un extraordinaire témoignage sur la vie d’entre les deux guerres qui nous est offert, un témoignage qui ne va pas sans une douloureuse nostalgie, un livre ensorcelé.
Ce roman domine, avec Gatsby le Magnifique, l’oeuvre de Francis Scott Fitzgerald, l’émouvant représentant de la fameuse « génération perdue ».


Francis Scott FITZGERALD (1896 – 1940)
Tendre est la nuit
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Jacques Tournier
Livre de poche, Janvier 1990, 416 pages.
1ère édition française : 1951
VO : 1934, Tender is the Night

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