Personne n’a peur des gens qui sourient – Véronique Ovaldé

Véronique OVALDE - Personne n'a peur des gens qui sourient - Flammarion

Depuis ses deux romans Ce que je sais de Vera Candida et Et mon coeur transparent, à chaque fois que Véronique Ovaldé sort un nouveau livre, j’hésite et tergiverse. Personne n’a peur des gens qui sourient n’a pas échappé à la règle.

Une mère de famille, Gloria, décide de partir soudainement avec ses deux filles, de quitter le Sud de la France pour l’Alsace, terre de son enfance. Elle fuit une menace, dont on va découvrir la réalité au fil de la narration, dans des allers-retours permanents entre le passé et le présent.

La première difficulté a été d’entrer dans le texte, de s’intéresser aux personnages – guère attachants – et à leur histoire. Il a fallu quelques dizaines de pages avant que la sauce prenne, et à partir de ce moment seulement (plus du tiers du livre, c’est quand même long), la lecture a enfin été fluide.

Cette fluidité cependant n’a pas rendu l’histoire beaucoup plus intéressante ou touchante. La lecture coulait pour une raison simple : la curiosité et la volonté de comprendre et de connaitre la raison de la fuite de Gloria et de ses filles.

De ce point de vue, le livre est réussi, mon attente était réelle, la construction « suspens » efficace, la chute et le dénouement inattendus. Mais voilà, le procédé de surprise m’a semblé être le seul objectif poursuivi par Véronique Ovaldé, surprendre son lecteur, le tromper et réussir la manière de le faire. Sans aucun doute, elle y parvient.

Il m’a manqué le reste, le fond et la densité, les personnages sont assez superficiels, la relation entre Gloria et ses filles est peu fouillée, la psychologie quasiment absente, je n’ai eu l’impression ni d’accrocher à l’univers romanesque très proche de la vie contemporaine (sauf dans la partie « dénouement »), ni d’apprendre quelque chose.

Je me suis laissée porter par cette lecture en duo avec ma chère Béa, sans le regretter, en me disant que, aussi sympathique soit elle, je ne suis pas une bonne lectrice pour l’univers de Véronique Ovaldé, univers auquel j’adhère au final rarement complètement, comme c’était déjà le cas avec avec La grâce des brigands.

Véronique OVALDE, Personne n’a peur des gens qui sourient
Flammarion, février 2019, 270 pages.

4 réflexions sur « Personne n’a peur des gens qui sourient – Véronique Ovaldé »

  1. Mouais, toi et Bea êtes d’accord, ce n’est pas ça!!! Comme Ovaldé et moi c’était déjà peu l’affinité, je passe!

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