LoveStar – Andri Snær Magnason

Andri Magnason - Lovestar - Zulma

LoveStar est un roman d’anticipation cynique et plaisant, basé sur le principe d’un monde technologique et connecté à l’excès, dans lequel tout est calculé et décidé, pour atteindre le monde idéal.

Derrière ce « meilleur des mondes » se cache un joli conte moral, qui donne un peu d’espoir, et on se dit « ouf » !

LoveStar, c’est le nom d’un chercheur génial – et aussi celui de son entreprise mondiale – qui découvre qu’il est possible de transmettre les données par ondes, comme le font les oiseaux. Et hop, c’est la création du nouvel homme moderne et sans fil.

Oui, oui, d’accord, le sans fil on connaît, on est en 2015. Seulement, là on l’on voit le génie de Magnason, c’est qu’il a écrit son livre en 2002, à une époque où les objets connectés n’envahissaient pas (et ce n’est pas fini …) notre quotidien. Il y a du visionnaire en lui.

Disons-le, j’ai eu du mal à entrer dans le roman et dans l’univers futuriste du monde ultra aseptisé de LoveStar, à me « mettre dans l’ambiance ». Et puis, petit à petit, je me suis laissée envelopper par le concept, et j’ai accepté de suivre le chemin de ce roman utopique (enfin dystopique plutôt) avec plaisir.

J’ai aimé l’imagination et les idées de Andri Snær Magnason, qui pousse à l’extrême la technologie et les désirs humains, en créant une société ultraconnectée de manière assez drôle et fine. Plus de difficultés pour choisir, plus de Regrets, l’amour est calculé et on découvre son âme soeur sans erreur, les enfants pénibles ou futurs délinquants sont « rembobinés », et si vous voulez à votre mort aller vraiment « au ciel », aucun problème LoveMort s’occupe de tout et vous devenez une étoile filante. Bref, il existe une solution à tous les problèmes humains.

Finalement, est-ce qu’on en veut, de ce monde idéal ? Eh bien non. Et pour contenter notre idée humaine du bonheur, Magnason ajoute une lueur d’espoir digne des meilleurs contes pour enfants, qui m’a parfaitement convenue. Est-ce qu’il sera possible de redécouvrir l’amour réel et de retrouver sa liberté de penser ? Vous le saurez en lisant LoveStar !

Lecture commune avec Mior, qui est moins enthousiaste.

Les premières lignes de LoveStar :

Graine devient arbre devient forêt devient tapis vert comme la moquette.
Oeuf devient oiseau devient oiseaux emplissant l’air comme les nuages
Oeuf devient ventre arrondi devient homme devient humanité, fabrique de voitures, écrit des livres, bâtit des demeures, pose de la moquette, plante des forêts et peint des tableaux de nuages et d’oiseaux.

La présentation de la 4e de couverture par les éditions Zulma :
(présentation différente sur le site Zulma)

Inspiré par la soudaine déroute de toutes sortes d’espèces – des papillons monarques aux ours polaires -, le génial LoveStar, vibrionnant et énigmatique fondateur de l’entreprise du même nom, invente un nouveau mode de transmission, libérant l’humanité pour son plus grand bonheur, de l’universelle emprise de l’électronique. Le système ReGret permet désormais « d’apurer le passé », les enfants qui filent un mauvais coton sont aussitôt rembobinés et, grâce à inLove, les âmes soeurs sont identifiées en toute objectivité par simple calcul de leurs ondes respectives …
Quand Indriði et Sigríður se retrouvent « calculés », ils tombent des nues : leur moitié est ailleurs. Roméo et Juliette postmodernes contrariés par la fatalité, les voilà pris dans un engrenages d’un système monstrueusement désopilant.
LoveStar est un roman incisif, satirique et profond, un roman plein d’invention sur notre condition d’homme moderne et sans fil – et notre étrange rapport au monde.

Andri SNAER MAGNASON
Lovestar
Traduit de l’islandais par Eric Boury
Janvier 2015, Zulma, 430 pages

challenge-un-pave-par-moisChallenge rentrée d'hiver 2015Le mélange des genresChallenge petit bac 2015

6 réflexions au sujet de « LoveStar – Andri Snær Magnason »

  1. Amusant , je pense exactement le contraire ! Je me suis assez bien amusée durant les 200 premières pages, puis sérieusement barbée … ( sans trouver le bouquin mauvais, mais bon …) . Tu fais bien de préciser qu’il a été écrit il y a déjà une douzaine d’années , Mme de Micmelo ;-) il devait avoir plus de relief à ce moment là

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>