Les Grand-mères – Doris Lessing

Lessing - Les Grand-mères - Flammarion

Les grand-mères, d’une soixantaine d’années, accompagnent leurs fils respectifs, Tom et Ian, et leurs deux petites-filles vers la terrasse du Baxter’s, ombragée de grands arbres, située au bord de la mer, à côté d’une barrière de corail australienne.

Le tableau parait idyllique, la serveuse du Baxter’s envie cette famille idéale. Puis l’une des deux belles-filles apparait, la visage accusateur, tenant dans sa main un paquet de lettres. Tout le monde s’immobilise. Elle vient récupérer sa fille et l’autre enfant, les mots sont dans l’air, certains seront verbalisés. La seconde belle-fille apparait, et un mot changera leur futur : « c’est vrai ». Elles partiront en pleurant, emmenant avec elles leurs fillettes, et laissant derrière elles les deux « couples » et un passé qui ne peut être effacé.

Doris Lessing reviendra dans les pages suivantes sur ce passé, sur les instants et les moments à l’origine de cette situation de rupture. Ici, pas de critique, ni de remise en cause, mais un enchaînement de faits, une attirance, du désir, de l’amour, et l’âge n’y changera rien. Les grand-mères ont d’abord été des jeunes femmes, des amies, attirées respectivement par le fils de l’autre.

J’ai trouvé étonnant que ce livre réussisse à raconter de manière si détachée, la relation amoureuse entre les mères/fils, mais également la relation amicale entre les deux amies, de manière aussi factuelle, presque sans exposer les sentiments qui sont pourtant très présents dans ce roman.

J’ai cependant fait l’erreur de lire ce livre après avoir vu le film « Perfect Mothers » d’Anne Fontaine, que j’avais beaucoup aimé. Les images encore trop en tête probablement, je n’ai malheureusement pas retrouvé dans le livre l’engouement que j’avais éprouvé pour le film. Je conseille donc de lire le livre, et de voir le film ensuite !

Lessing - Perfect Mothers Adaptation par Anne Fontaine

Sortie en France : Avril 2013
Avec : Naomi Watts, Robin Wright.




Si vous hésitez, les premières lignes :

« De part et d’autre d’un petit promontoire surchargé de cafés et de restaurants s’étendait une mer folâtre mais modérée. Rien en tout cas qui approchât du véritable océan, lequel grondait et rugissait à l’extérieur du trou béant formé par l’arrondi de la baie et la barrière corallienne que tout le monde appelait – cela figurait même sur les cartes – Baxter’s Teeth. »

Lessing - Les grand-mères - J'ai luSi vous hésitez encore, la présentation éditeur :

« Sur la terrasse d’un café dominant la baie de Baxter’s Teeth, deux familles, qui semblent n’en former qu’une, se prélassent au soleil. Roz et Lil, les grand-mères, restées belles, entourées de Tom et Ian, leurs fils, et de leurs petites-filles, semblent filer le parfait bonheur. Depuis toujours, Roz et Lil sont aussi inséparables que des sœurs jumelles, et l’affection qu’elles se portent s’est doublée peu à peu d’un amour pour le moins trouble de chacune pour le fils de l’autre. Mais, quand Mary, la femme de Tom, surgit, pleine de colère, l’ombre débarque dans ce tableau idyllique… Grâce à la légèreté de son écriture, Doris Lessing signe avec Les grand-mères un roman décapant sur les non-dits et la dissimulation. »

Doris LESSING, Les Grand-mères
Traduit de l’anglais par Isabelle D. Philippe
Parution : Août 2005 – Flammarion / Août 2007 – J’ai Lu
Version Originale : 2003, The Grandmothers

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