Les Anges à part – Elie Treese

Elie Treese - Les anges à part - Rivages

Dans Les Anges à part , des jeunes gens traînent, fument, boivent de la bière et ne savent pas trop quoi faire de leur vie. Ils n’ont vraiment rien à voir avec des anges.

Ce livre ne raconte pas grand chose, à part des relations entre des jeunes ados qui traînaillent sans rien faire de leur journée, et qui tentent de jouer aux grands, de draguer, de se battre.

Voilà le pitch. Franchement, c’est d’un rare désintérêt. La question est : comment ne pas passer totalement à côté ?

Outre que l’histoire n’apporte rien, l’auteur choisit d’écrire l’ensemble du roman dans un langage parlé à outrance, peut-être pour que l’on comprenne bien qu’il s’agit de « jeuns » et pour faire entrer le lecteur dans l’univers du roman ?

Quoiqu’il en soit, cela ne marche pas. Il est très difficile d’entrer dans l’univers, et le style trop parlé donne plutôt envie d’en sortir.

En plus, en utilisant le discours direct de manière systématique, sans jamais utiliser les classiques guillemets permettant de comprendre qui s’exprime, l’effet de style choisi agace, et au lieu d’admirer la particularité de la narration et l’effort stylistique, c’est une déception grandissante qui s’installe, et la difficulté à entrer dans l’histoire se fait impossibilité.

On n’arrive à s’intéresser ni à l’histoire, ni aux personnages – qui n’ont rien d’attachants -, ni au style. Bref, à rien.

Alors en plus, lorsque la 4e de couverture fait référence à Faulkner et Twain, lorsque l’auteur termine son roman par des extraits des Elégies de Duino de Rilke, le sentiment d’être tombée dans un piège surgit : faire état de telles références littéraires … prétention … mensonge …?

C’est trop virulent ? Peut-être, mais alors vraiment ….quelle idée saugrenue d’avoir voulu lire ce livre !

Les premières lignes du roman Les Anges à part :

Il a fait un part dans leur direction, mais les autres ne regardaient pas.
Alors il a fini par avancer, comme ça, au milieu des arbres. Et sa dégaine avait quelque chose d’étrange, avec la veste blanche, et encore la chemise blanche dans une sorte de pantalon.

La présentation par l’éditeur Rivages :

De jeunes garçons arpentent la campagne à la recherche de quelques cigarettes, d’une bière ou d’une fille à conquérir. Ils ont élu refuge dans une maison abandonnée où Carabi, le nouveau venu, projette de mettre à l’abri les trésors de l’enfance. Ensemble, ils s’initient aux jeux de la transgression visant des adultes dépeints sous les traits de la dérision enfantine. Jusqu’à ce que leur amitié se fissure.
A mi-chemin de Mark Twain et de Faulkner, ce texte vigoureux et loquace tente de restituer l’intense sentiment de liberté de la prime adolescence et la part de rêve qui lui est inhérente.

Elie TREESE, Les anges à part
Parution : Janvier 2014 – Editions Payot Rivages (135 pages)

Challenge rentrée d'hiver 2014 Ce livre participe au challenge de la rentrée hiver 2014.

4 réflexions au sujet de « Les Anges à part – Elie Treese »

  1. Bon, en voilà un habillé pour l’hiver ! Cela change des torrents de dithyrambes qui dégoulinent de presque tous les blogs littéraires. Pour une fois une voix un peu différente, merci !…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>