Le petit chose – Alphonse Daudet

Alphonse DAUDET - Le petit chose - Folio

IL Y A 150 ANS … En 1868 était publié Le Petit Chose, premier roman d’Alphonse Daudet, d’inspiration très largement autobiographique. On retrouvera les souvenirs de Daudet à travers la personnage de Daniel Eyssette, un gentil garçon, qui va vite devoir se débrouiller tout seul.

Daniel Eyssette, c’est le Petit Chose, surnom qu’on lui donne dès son plus jeune âge à l’école, car il est tout petit et maigrelet ; il le gardera toute sa vie. A cet âge là pourtant, tout allait bien pour lui. Mais la ruine du père va entraîner l’éclatement de la famille.

Le Petit Chose va alors devenir maître d’école dans un petit village des Cévennes, à Sarlande. Pas facile lorsqu’on est petit d’avoir de l’autorité. Daniel Eyssette va subir des déboires, avec des élèves, Boucoyran, avec Roger, il va rencontrer les yeux noirs, va devoir croiser régulièrement M. Viot et ses clés. Tout ne sera pas facile. Heureusement que sa famille est là, en particulier son frère Jacques.

Un récit estampillé jeunesse, très agréable à lire. C’est bien écrit, le ton est naïf certes, mais il est également léger, teinté d’humour, plein de bons sentiments et de joie de vivre. Et puis, derrière cette autobiographie déguisée, on découvre Alphonse Daudet, né le 13 mai 18.., comme Daniel Eyssette, qui aime écrire des vers, et qui dut également à la suite de la ruine de son père se mettre à travailler.

Brève biographie d’Alphonse Daudet :

Alphonse Daudet est né à Nîmes le 13 mai 1840 et a passé toute son enfance en Provence. Lorsque les affaires de son père périclitent, la famille s’exile à Lyon. Obligé d’interrompre ses études avant le baccalauréat, Alphonse Daudet rejoint son frère à Paris. Le jeune homme fréquente les milieux politiques et littéraires et publie un recueil de poèmes, « Les Amoureuses », qui connaît un grand succès et lui offre la possibilité d’écrire des pièces de théâtre, des contes et des romans. Parmi ses œuvres les plus réputées, il faut citer : « Le Petit Chose » (1868), « Lettres de mon moulin » (1869), « Tartarin de Tarascon » (1872), « Les contes du lundi » (1873). Alphonse Daudet est mort à Paris en 1897.(source : site Gallimard)


Les premières lignes :

Je suis né le 13 mai 18…, dans une ville du Languedoc, où l’on trouve, comme dans toutes les villes du Midi, beaucoup de soleil, pas mal de poussière, un couvent de Carmélites et deux ou trois monuments romains.

La présentation des éditions Folio / Gallimard :

L’histoire d’un enfant, sensible et pauvre (Daudet lui-même), qui ne parviendra jamais à devenir tout à fait un homme. La vraie enfance d’abord «dans une ville du Languedoc où l’on trouve, comme dans toutes les villes du Midi, beaucoup de soleil, pas mal de poussière, un couvent de carmélites, et deux ou trois monuments romains». Puis le collège, l’affreux collège, où le Petit Chose, d’abord martyrisé comme élève par ses camarades plus riches, exercera ensuite l’«horrible métier de pion». Où s’enfuir, sinon à Paris, avec ses repas à deux sous et de beaux yeux noirs qui brillent au fond d’une boutique ? «Si ce roman presque centenaire, écrit Jean-Louis Curtis, fait encore bonne figure aujourd’hui, c’est sans doute parce qu’il dit la vérité, mais il la dit sans ressentiment ni amertume, avec, au contraire, une immense tendresse pour les hommes.»


Alphonse DAUDET (1840 – 1897)
Le petit chose
Edition présentée : Folio, 1977, 448 pages
VO : 1868

8 réflexions au sujet de « Le petit chose – Alphonse Daudet »

  1. Je crois que je l’ai lu quand j’étais enfant. Petite parenthèse, je suis partante pour la LC sur Middlemarch en juin, plutôt fin juin parce que c’est un gros pavé ^^

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