Le livre de ma mère – Albert Cohen

Albert Cohen - Le livre de ma mère - Folio 2 Coup de cœur !

Le livre de ma mère est, comme la promesse de l’aube, un de ces livres intemporels, qui sont des hommages poignants et bouleversants à nos chères mamans.

Le livre de ma mère est un roman autobiographique, même s’il n’est pas présenté ainsi officiellement. Il s’agit d’une succession de souvenirs, de regrets et de pensées gonflées d’un amour indéfectible d’un fils pour sa mère.

On retrouve l’enfance juive d’Albert Cohen, les souvenirs du sabbat, la protection maternelle permanente, l’admiration d’un fils, qui reste amusé de la gaucherie de cette mère qu’il a vite protégée dès qu’il a quitté l’enfance.

Mais ce n’est pas que cela. A côté de cet amour, il existe cette honte, ce regret d’avoir été absent quand il fallait être là. C’est en janvier 1943, que la mère d’Albert Cohen décède. Elle est à Marseille, mais peu importe finalement. Ce qui est important, c’est que lui n’est pas là, qu’il est à Londres, loin, et qu’elle meurt seule, sans avoir revu son fils, et lui, sans avoir revu sa mère.

Ce livre n’est pas qu’un superbe hommage à cette mère aimante et fragile, c’est aussi un texte exceptionnel, qui se lit sans souffler, et qui donne envie de noter une citation presque à toutes les pages.

Albert Cohen - Le livre de ma mère - FolioQu’il raconte des souvenirs ou qu’il lui parle, qu’il se souvienne ou s’adresse à elle, qu’il regrette son absence ou transmette son amour, on sent indéniablement la force de cette présence maternelle, derrière une absence, désormais éternelle.

A lire bien évidemment, si ce n’est déjà fait.

Les premières lignes :

Chaque homme est seul et tous de fichent de tous et nos douleurs sont une île déserte. Ce n’est pas une raison pour ne pas se consoler, ce soir, dans les bruits finissants de la rue, se consoler, ce soir, avec des mots.

La présentation par l’éditeur Gallimard :

Ce livre bouleversant est l’évocation d’une femme à la fois «quotidienne» et sublime, une mère, aujourd’hui morte, qui n’a vécu que pour son fils et par son fils.
Ce livre d’un fils est aussi le livre de tous les fils. Chacun de nous y reconnaîtra sa propre mère, sainte sentinelle, courage et bonté, chaleur et regard d’amour. Et tout fils pleurant sa mère disparue y retrouvera les reproches qu’il s’adresse à lui-même lorsqu’il pense à telle circonstance où il s’est montré ingrat, indifférent ou incompréhensif. Regrets ou remords toujours tardifs.
«Aucun fils ne sait vraiment que sa mère mourra et tous les fils se fâchent et s’impatientent contre leurs mères, les fous si tôt punis.» Mais il faut laisser la parole à Albert Cohen

Et aussi en audio :

Albert Cohen, Le livre de ma mère
Parution : Avril 1954 – Gallimard / Avril 1974 – Folio (n°561)

9 réflexions sur « Le livre de ma mère – Albert Cohen »

  1. C’est fou, j’ai vu un billet sur ce livre il y a deux jours environ. Je n’ai pas été sous le charme du Belle de Seigneur, alors j’hésite encore mais tout le monde me dit le plus grand bien de ce livre.

    • Ce n’est pas un pavé celui là, il se lit plus vite et je le trouve très éloigné de Belle du Seigneur

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