Le fourgon des fous – Carlos Liscano

Liscano, le Fourgon des fous Coup de coeur !

A lire, vraiment.
« Cette nuit est étrange. Il n’y a pas de torture ». Carlos Liscano avait 23 ans lorsque le régime militaire en place décidera de l’arrêter, et de l’incarcérer pendant ….13 ans.

Il ne pourra écrire le cauchemar vécu de la torture, de l’humiliation que trente ans plus tard, avec le recul nécessaire, l’expérience acquise, la maturité si utile pour décrire l’indicible, sans rancoeur, ni dégout.

Carlos Liscano raconte qu’il était deux : un corps d’un coté, corps battu, torturé, blessé et perpétuellement abimé, et un mental de l’autre, mental s’exerçant au détachement, tentant de maintenir une dignité intérieure si vitale pour tenir, pour ne pas céder.

Avec des mots simples et d’une précision glaciale, sans sentimentalisme, il racontera, enfin.

Si vous hésitez encore, la présentation Editeur :

Un témoignage troublant sur l’univers carcéral, la torture et les étranges relations qui se tissent entre prisonniers et geôliers, et paradoxalement, une remarquable leçon de vie. Dépassant l’expérience individuelle, ce récit invite à une réflexion sur l’homme et son appétit inextinguible de vivre, la liberté et ses paradoxes, la nécessité de comprendre l’inimaginable…

Plus qu’un témoignage, une réflexion sur l’homme et son inextinguible appétit de vivre, sur la nécessité de comprendre l’inimaginable. Sans cris, sans fureur, un plaidoyer vibrant pour le droit à la dignité, un récit pudique et bouleversant.

Montevideo, 1972. Carlos Liscano est jeté en prison par le régime militaire à l’âge de vingt-trois ans. Il en sortira treize ans plus tard. Il aura connu la torture, les humiliations, la honte, les étranges relations qui lient victimes et bourreaux, l’absurdité d’un système qui veut lui faire avouer quelque chose qu’il ne sait pas.
Mais il aura aussi connu la résistance envers et contre tout, l’amitié indéfectible qui se noue entre camarades d’infortune, l’urgence de l’ouverture au monde et, par-dessus tout, le pouvoir libérateur de l’écriture.

Le 14 mai 1985, avec ses derniers compagnons, Carlos Liscano est embarqué dans un fourgon qui va le mener vers la liberté. Une liberté inquiétante, douloureuse, impossible…

Carlos LISCANO, Le fourgon des fous
Traduit de l’espagnol (Uruguay) par Jean-Marie SAINT-LU
Parution : Février 2006 – Belfond

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