Le Club des suicidaires – Robert Louis Stevenson

Robert Louis Stevenson - Le Club des suicidaires - Arthaud

Comment se laisser surprendre en quelques pages ! Non, non, non, il ne s’agit ni de la suite du Club des incorrigibles optimistes de Guenassia, ni de celle du Magasin des suicides de Teulé, mais bien d’un conte de notre Stevenson de l’île au Trésor et du Docteur Jekyll et Mr. Hyde.

Nous sommes à la fin du XIXe siècle, à Londres. Le Prince Florizel, souverain de bohême, est en voyage dans la capitale anglaise et il s’ennuie.

Pour s’occuper, il sort dans les rues londoniennes avec le colonel Géraldine, en se déguisant pour ne pas être reconnus et se fondre dans la masse.

Un soir maussade, dans un bar à huitres de Leicester Square, un homme entre avec deux porteurs d’immenses plateaux de tartelettes à la crème, pour les offrir à la ronde, dépenser ses derniers sous, avant d’aller rejoindre ….le Club des suicidaires.

Franchement, sauf peut-être à avoir déjà vu l’un des nombreux films ayant adapté cette nouvelle, on ne peut pas dire que l’on s’attendait à ça. On a commencé par croire que c’était drôle, puis très vite, on s’est demandé si c’était vraiment si léger que ça, puis cela est devenu un peu cynique, avant d’être carrément moralisateur.

D’accord, on regrette un petit peu la fin moralisante, mais il faut dire que c’est l’époque et l’objectif qui veut ça. Car ce petit texte de 1882, est extrait des Nouvelles Mille et une nuits de R.L. Stevenson, et a déjà été publié sous le titre L’Histoire du jeune homme aux tartelettes à la crème.

Une petite parenthèse : on se rend bien compte de l’importance du choix d’un titre ici. Autant Le Club des suicidaires attire l’oeil, autant le jeune homme aux tartelettes aurait pu laisser présager d’une bonne grosse farce pataude, qui n’aurait fait que détourner le regard.

En plus du plaisir de lecture de cette nouvelle qui nous a agréablement surprise, on a d’abord fondu pour ce petit livre en lui-même des éditions Arthaud, tout mignon et joliment présenté, qui nous fait en plus découvrir un classique : on dit banco !

Les premières lignes de la nouvelle Le Club des suicidaires :

Durant son séjour à Londres, le prince Florizel, brillant souverain de Bohême, gagna l’affection des gens de toutes les classes par le charme de ses manières, sa générosité toujours fort avisée. C’était un homme remarquable déjà par le peu qu’on savait de lui, et qui n’était pourtant qu’une infime partie de ce qu’il accomplissait en réalité.

La présentation par l’éditeur Arthaud (4e de couverture) :

« Comme vous, nous sommes las de la vie, et déterminés à mourir. Tôt ou tard, dans la solitude ou ensemble, nous avons l’intention de débusquer la mort au fond de son antre. Puisque nous vous avons rencontré, et que votre situation est plus pressante encore, faisons-le ce soir… »

Et aussi, l’avis audio :

Robert Louis Stevenson, Le club des suicidaires
Traduit de l’anglais (Ecosse) par David Fauquemberg
Parution : Mai 2014 – Arthaud
Original : 1882 in New Arabian Nights

Challenge XIXe

Ce livre participe au Challenge XIXe siècle.

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