Le chardonneret – Donna Tartt

Donna Tartt - Le chardonneret - feux croises

Theo Decker, qui a environ trente ans, revient sur les quinze dernières années de sa jeune vie, et raconte comment il en est arrivé à se trouver enfermé dans une chambre d’hôtel à Amsterdam.

Theo Decker a 13 ans lorsqu’il perd sa mère dans un attentat terroriste à New York, qui a lieu alors qu’ils visitaient un musée. Attiré par Le Chardonneret de Carel Fabritius, une peinture néerlandaise du XVIIe siècle, Théo quittera le musée avec le tableau sous le bras.

On suit alors le parcours de Théo, sa vie chez les Barbour – sa famille d’accueil après le décès de sa mère – sa rencontre avec un vieil homme passionné d’art, celle la jeune fille Pipa, ses relations et bêtises avec son copain Boris, son séjour à Las Vegas où vit son père, etc., jusqu’à son arrivée à Amsterdam.

Cette tranche de vie aurait pu être fascinante mais c’est une impression mitigée que m’a laissé ce livre.

Le début est pourtant passionnant, la visite du musée, l’attentat, les pensées de Théo, tout cela fonctionne très bien, même si l’on sent vite que Donna Tartt choisi de diluer son propos et ses descriptions.

Malheureusement, je n’ai pas réussi à maintenir le même intérêt pour tout le livre. Je n’ai notamment pas réussi à m’intéresser au Chapitre 2 (il y a 5 chapitres) qui concerne le passage de Théo à Las Vegas et sa découverte de la drogue. Cela m’a paru redondant, peu utile et peu intéressant.

J’ai aussi regretté que Donna Tartt ne parle pas de peinture, où seulement de manière infime, alors que le titre du livre laissait présager qu’il s’agissait de l’un des sujets du roman, mais ce n’est pas le cas.

Autre déception : la 4e de couverture annonce qu’il s’agit d’un thriller, ce qui n’est pas le cas non plus. On va bien avoir à la fin du livre une partie « mouvementée », mais qui n’est pas réaliste, manque totalement de crédibilité, et semble avoir été ajoutée pour donner un peu d’action à ce livre, comme un appendice qui n’aurait pas vraiment sa place, si ce n’est uniquement pour justifier le terme « thriller ».

Peut-être est-ce parce que je suis partie avec des attentes qui n’ont pas été remplies. Mais le fait que le livre est extrêmement bien écrit n’a pas suffit à compenser les manques, les longueurs et l’exagération finale.

Quitte à découvrir Donna Tartt, je vous recommande largement de lire le très prenant Le Maître des Illusions.

Bibliomaniacs

=> J’ai mis du temps pour l’écrire cet avis, merci au Mois américain qui me permet de rattraper mes retards !

A lire entre autres les avis de Coralie, d’Eva, de Jostein, de Keisha, de Marjorie, de Titine, de Cathulu, de Valérie, de Cuné, de Clara ….

On en parle dans Bibliomaniacs de mai 2014

Prix LittérairesPrix Pulitzer 2014




La première ligne :

J’étais encore à Amsterdam lorsque j’ai rêvé de ma mère pour la première fois depuis des années.

La présentation de l’éditeur Plon (ou lien site) :

Qui est Theo ? Que lui est-il arrivé à New York pour qu’il soit aujourd’hui, quatorze ans plus tard, cloîtré dans une chambre d’hôtel à Amsterdam comme une bête traquée ? Qu’est devenu le jeune garçon de treize ans qui visitait des musées avec sa mère et menait une vie de collégien ordinaire ? D’ou vient cette toile de maître, Le Chardonneret, qu’il transporte partout avec lui ?

À la fois roman d’initiation à la Dickens et thriller éminemment moderne, fouillant les angoisses, les peurs et les vices de l’Amérique contemporaine, Le Chardonneret laisse le lecteur essoufflé, ébloui et encore une fois conquis par le talent hors du commun de Donna Tartt.

Donna TARTT, Le Chardonneret
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Edith Soonckindt
Parution : Janvier 2014 – Plon
Original : 2013, The Goldfinch

Challenge rentrée d'hiver 2014Le Mois americainchallenge-un-pave-par-mois

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(Dernière mise à jour : 08/09/2014)

12 réflexions sur « Le chardonneret – Donna Tartt »

    • Adalana, c’est très bien écrit, et ce livre a des côtés positifs, je pense surtout que je m’attendais à trouver dans ce livre autre chose que ce que j’ai lu

  1. moi j’ai bien aimé le passage à Las Vegas, et le côté « enfants sauvages » vivant en autonomie dans la maison, par contre c’est l’épisode d’Amsterdam qui m’a fait décrocher…dommage, il y a un énorme potentiel dans ce roman, mais il est beaucoup trop long, il aurait fallu couper quelques passages pour qu’il gagne en intensité

  2. Comme tu as du le voir, j’ai absolument adoré ce roman. Je n’ai pas ressenti de moment de flottement, j’ai aimé toutes les chapitres et je ne l’ai plus lâché une fois ouvert ! J’ai beaucoup aimé la réflexion sur l’art à la fin du roman où Théo se définit comme un passeur aux générations futures.

    • Oui, je suis d’accord avec toi sur la réflexion sur l’art à la fin, mais j’aurais tellement aimé qu’elle parle plus de peinture et d’art en général ; mais c’est de ma faute, ce n’était tout simplement pas le sujet du roman.

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