Lauréats du Prix Femina 2014 : Lahens, Shalev, Veyne

LOGO PRIX FEMINA Lundi 3 novembre 2014, semaine des prix littéraires, et on commence avec les lauréats du Prix Femina 2014, qui sont :

Français : Yanick Lahens, avec « Bain de lune » (Sabine Wespieser)
Etranger : Zeruya Shalev avec « ce qui reste de nos vies » (Gallimard)
Essai : Paul Veyne, avec « Et dans l’éternité, je ne m’ennuierai pas » (Albin Michel)

Yanick Lahens - Bain de Lune - Sabine WespieserDécouvrir Bain de Lune, de Yanick Lahens :

Vous pouvez tourner quelques pages du livre : Lire des extraits de Bain de Lune
Ou lire la présentation du livre par les éditions Sabine Wespieser (ou lien direct site) :

Après trois jours de tempête, un pêcheur découvre, échouée sur la grève, une jeune fille qui semble avoir réchappé à une grande violence. La voix de la naufragée s’élève, qui en appelle à tous les dieux du vaudou et à ses ancêtres, pour tenter de comprendre comment et pourquoi elle s’est retrouvée là. Cette voix expirante viendra scander l’ample roman familial que déploie Yanick Lahens, convoquant les trois générations qui ont précédé la jeune femme afin d’élucider le double mystère de son agression et de son identité.
Les Lafleur ont toujours vécu à Anse Bleue, un village d’Haïti où la terre et les eaux se confondent. Entre eux et les Mésidor, devenus les seigneurs des lieux, les liens sont anciens, et le ressentiment aussi. Il date du temps où les Mésidor ont fait main basse sur toutes les bonnes terres de la région.
Quand, au marché, Tertulien Mésidor s’arrête comme foudroyé devant l’étal d’Olmène (une Lafleur), l’attirance est réciproque. L’histoire de ces deux-là va s’écrire à rebours des idées reçues sur les femmes soumises et les hommes prédateurs.
Mais, dans cette île également balayée par les ouragans politiques, des rumeurs de terreur et de mort ne tardent pas à s’élever. Un voile sombre s’abat pour longtemps sur Anse Bleue.
Pour dire le monde nouveau, celui des fratries déchirées, des déprédations, de l’opportunisme politique, Yanick Lahens s’en remet au chœur immémorial des paysans : eux ne sont pas dupes, qui se fient aux seules puissances souterraines.
Leurs mots puissants, magiques, donnent à ce roman magistral une violente beauté.

Zeruya Shalev - Ce qui reste de nos vies - GallimardDécouvrir Ce qui reste de nos vies, de Zeruya Shalev

Feuilleter les pages du livre
La présentation par les éditions Gallimard (ou lien direct site) :

Hemda Horowich vit sans doute ses derniers jours, mais l’image de ce lac, près du kibboutz où elle est née, s’impose encore avec force à sa conscience. Les souvenirs plus douloureux de sa longue vie se glissent eux aussi dans sa mémoire, sans qu’elle puisse s’en libérer : son père trop exigeant, un mariage sans amour, puis cette difficulté à aimer équitablement ses deux enfants, Avner et Dina.
Ces deux derniers lui rendent visite à l’hôpital de Jérusalem. Avner, le fils adoré, y rencontre une femme venue dire au revoir à son mari mourant et entame une étrange relation avec elle. Quant à Dina, la fille mal aimée, elle ne sait comment réagir face à l’éloignement de sa propre fille pour qui elle a sacrifié sa carrière. Débordée par le besoin de donner cet amour à quelqu’un, elle se met en tête d’adopter, envers et contre tous. Son désir de renforcer son foyer pour y accueillir un autre enfant risque bien de faire éclater sa famille…
Zeruya Shalev sait parler comme personne des relations mystérieuses qui se tissent entre parents et enfants. Dans une langue puissante, elle évoque la colère, le ressentiment, la frustration et la peur qui construisent les familles autant que l’amour et le bonheur d’être ensemble. Ce qui reste de nos vies est certainement son roman le plus envoûtant.

Paul Veyne - Et dans l'éternité je ne m'ennuierai pas - Albin MichelDécouvrir Et dans l’éternité je ne m’ennuierai pas, de Paul Veyne
par la présentation des éditions Albin Michel (ou lien direct site)

Souvenirs d’une traversée du siècle, promenade dans l’Antiquité, réflexions profondes et anecdotes savoureuses, souvent émouvantes, récits d’expériences personnelles parfois douloureuses émaillent ce beau livre qui est comme l’aboutissement d’une vie hors norme. Paul Veyne, le grand historien de Rome qui a bousculé tant d’idées reçues, s’y montre tour à tour facétieux, grave, indifférent à l’opinion d’autrui. Avide de culture et de poésie, détaché du monde académique, il préfère à la société des hommes la contemplation des nuages.

Un choix polémique ou « juste » un hasard ?

Une petite question accessoire mais quand même. Est-ce que l’annonce de la sortie du jury de Diane de Margerie, qui officiait au Prix Femina depuis plus de 30 ans, a un lien avec le choix des nominés ? Elle arrête juste après l’annonce des lauréats ? Oui, oui, c’est peut être juste un hasard, en même temps, après 30 ans, cela se comprend !

Petits rappels :

- Vous vous rappelez le trio gagnant du Prix Femina 2013 ?

- la dernière sélection du Prix Femina 2014
- tous les lauréats du Prix Femina Français
- tous les lauréats du Prix Fémina Etranger

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(Dernière mise à jour : 03/11/2014)

4 réflexions au sujet de « Lauréats du Prix Femina 2014 : Lahens, Shalev, Veyne »

  1. très envie de lire le Shalev…et aussi le Veyne, depuis son passage à LGL…

    Pour la démission de Diane de Margerie, ça ne me semble pas polémique, ça faisait 35 ans qu’elle était jurée et ça ne semble pas inopportun d’annoncer qu’elle s’en va juste après l’annonce, comme ça ils ont un an pour lui trouver une remplaçante ;-)

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