La salle de bains du Titanic – Véronique Ovaldé

Véronique Ovaldé - La salle de bains du Titanic - J'ai Lu

La salle de bains du Titanic est un recueil de trois petites nouvelles, qui se répondent l’une l’autre, et qui mettent en scène Vienna, une jeune fille se rappelant de différents instants de sa vie, lorsqu’elle était plus jeune, pendant ses vacances à Camerone.

Dans la première nouvelle, qui s’intitule « Tous ceux qui n’ont pas de nombrils sont des martiens », Vienna a 13 ans, elle est en vacances avec son père et sa mère cancéreuse et très malade, passant peut-être son dernier été avec elle.

Elle se souvient alors lorsqu’elle avait 6 ans, de ses recherches avec Jules d’hypothétiques martiens, en regardant avec attention le ventre et nombril des vacanciers, du moment aussi où son père l’avait perdue dans les dunes lors d’un moment d’inattention, de ce moment où elle avait été retrouvé par un homme à moustache et chemise à carreaux : tous différents moments de vacances.

La deuxième nouvelle, « Les mouettes de Camerone », tout comme la dernière « La salle de bains du Titanics », tourneront toujours autour de Camerone et des souvenirs de Vienna, avec d’autres points de vue, avec sa maturité et son expérience, avec un regard nouveau qui en dévoile de plus en plus (et qu’on ne dévoilera pas …).

Ces nouvelles sont vraiment une très belle découverte. Elles sont très bien construites, se lisent très facilement et mettent le lecteur dans une ambiance interrogative (et un peu tendue) très bien menée, avec un suspens qui fonctionne à merveille.

Peut-être que certains lecteurs auront déjà lu ces nouvelles, qui n’ont jamais été publiées en grand format, mais sont déjà parues dans Le Monde 2, Télérama et dans le recueil collectif de Gallimard Des nouvelles de La Fontaine (en 2007).

Ces nouvelles sont passées inaperçues, et c’est dommage, car elles méritent vraiment d’être lues.

Un petit conseil : se plonger dans la lecture et découvrir les nouvelles de Véronique Ovaldé, sans lire la quatrième de couverture.

Les premières lignes de La Salle de bains du Titanic :

Tous ceux qui n’ont pas de nombril sont des martiens. C’est ce que nous avions décrété Jules et moi quand Jules avait neuf ans et moi six. Et cet été-là, sur la plage de Camerone, nous avions scruté éperdument les ventres.

Véronique OVALDE, La salle de bains du Titanic
Avec des illustrations d’Anne-Lise Boutin
Parution : 2010 aux éditions J’ai lu

Le mélange des genresLa salle de bains du Titanic, en catégorie Nouvelles du Challenge le mélange des genres.

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