La garçonnière – Hélène Grémillon

Helene gremillon - La garçonniere - Flammarion

La garçonnière est centrée autour de la mort d’une jeune femme, Lisandra, que l’on retrouve défenestrée un jour d’été. Vittorio, son mari, est emprisonné mais clame une innocence que personne ne veut entendre, si ce n’est Eva Maria.

Vittorio est psychologue et Eva Maria une patiente. Elle va accepter de l’aider pour le disculper et va mener une pseudo enquête dans ce but. Enfin, en terme d’enquête, elle va surtout écouter les cassettes enregistrées par Vittorio à l’insu de ses patients.

L’idée n’a pas l’air mal, mais encore fallait-il l’exploiter de manière cohérente et intéressante, mais là …

D’abord, on ne sait pas trop pourquoi Eva Maria accepte cette mission. Le personnage d’Eva Maria est difficilement compréhensible, mal défini, on sait qu’elle vit seule avec son fils Esteban (leur relation effleurée n’apporte pas grand chose à l’histoire), qu’elle boit trop parfois, mais sinon, on n’en sait pas plus.

Ensuite, pour tenter de donner de la substance à cette histoire, les séances écoutées des patients meurtriers potentiels se veulent passionnantes et intégrer une partie de l’histoire violente de l’Argentine. En réalité, le sujet de l’Argentine est grossièrement effleuré et n’a aucun intérêt et les séances écoutées sont tellement exagérées et caricaturales, qu’on se dit quand même, qu’un peu de subtilité n’aurait pas fait de mal. C’est totalement irréaliste.

Toujours pour « intéresser » le lecteur, on va nous rajouter du sexe, et là, on a vraiment l’impression de se faire manipuler avec de gros sabots, d’être cobaye d’une recette commerciale : sur fond d’histoire d’amour, un peu de drame historique, une bonne quantité de sexe, quelques pincées de mystère, et un résultat final …. en dessous de toutes espérances. Parce que la fin …

La construction simple du livre et le style léger et facile ne donne pas de substance au livre, mais permet au moins une lecture détente et rapide (pour peu qu’on trouve un intérêt à poursuivre cette lecture jusqu’à la fin, ce qui fut rapidement assez compliquée …).

La garçonnière est annoncée comme inspirée d’une histoire vraie ; quelle est la partie réelle ou la partie inspirée du roman ? Il n’est pas possible de le savoir et ce n’est pas bien grave d’ailleurs. Une chose est certaine en revanche, c’est qu’on ne croit pas du tout à cette histoire, réelle ou non et qu’à vouloir découvrir Hélène Grémillon, il vaut mieux commencer par son premier roman, Le Confident.

Quelques avis d’autres blogs : Coralie s’est ennuyée, Eva est plus positive.

Bibliomaniacs
On en parle dans le Bibliomaniacs du mois d’Avril 2014

Pour écouter, cliquer ici

La présentation de La Garçonnière par l’éditeur :

Ce roman est inspiré d’une histoire vraie. Les événements se déroulent en Argentine, à Buenos Aires. Nous sommes en août 1987, c’est l’hiver. Les saisons ne sont pas les mêmes partout. Les êtres humain, si.

Les premières lignes de La garçonnière :

Lisandra était entrée dans la pièce, les yeux rougis, gonflés d’avoir trop pleuré, titubante de chagrin, les seuls mots qu’elle avait prononcés étaient : « il ne m’aime plus », elle les avait répétés inlassablement, comme si son cerveau s’était arrêté, comme si sa bouche ne pouvait plus rien proférer d’autre, « il ne m’aime plus », « Lisandra je ne t’aime plus » …

Hélène GREMILLON, La garçonnière
Parution : Septembre 2013 – Flammarion

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(Dernière mise à jour : 29/03/2014)

6 réflexions sur « La garçonnière – Hélène Grémillon »

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