La fuite – Paul-Bernard Moracchini

Paul-Bernard Moracchini - La fuite - Buchet Chastel

Rentrée littéraire 2017. Pour son premier roman, Paul-Bernard Moracchini met en scène un homme qui décide de quitter la société pour se retrouver seul et se rapprocher de la nature.

Le pitch était accrocheur : qui n’a jamais eu envie de tout quitter, de laisser le boulot, les ennuis, le quotidien, pour partir loin, retrouver sérénité et tranquillité ?

Nous découvrons notre héros désabusé sur le quai d’une gare, il va prendre le train, partir vers un endroit reculé, rencontrer Lione, un chien qui sera son seul compagnon, et chasser. Il ne se passera pas grand-chose d’autre. Ce livre est un cheminement intérieur – qui ressemble beaucoup à celui vécu à la suite d’une difficulté personnelle (séparation, problème de boulot …).

Les livres contemplatifs et réflexifs ont en général un bon écho chez moi. Sauf que je n’ai pas réussi à accrocher à La Fuite. Est-ce parce que je ne suis pas une adepte de la chasse ? Peut-être, mais pas seulement. Les quelques tentatives de suspens (notamment vers la fin de l’histoire) sont restées sans effet.

J’ai eu longtemps le sentiment que l’auteur n’arrivait pas à choisir entre parler de lui et/ou raconter une oeuvre de fiction. Je suis moi aussi restée hésitante. L’impression que le texte manquait de sincérité, de réalisme, m’a tenue à l’écart. S’ajoutent des passages rêvés (bien identifiés par l’italique), que j’ai parfois eu du mal à intégrer dans la narration. Cela a persisté à me laisser en bordure de l’histoire.

Ceci étant, je dois reconnaître une volonté visible de « bien écrire » et un effort de construction, notamment dans la mise en parallèle entre la vie de l’homme dans son lieu reculé (un lieu qui pourrait être la Corse, endroit où Paul-Bernard Moracchini se partage avec Nice) et son passé.

Prix littéraire :
Sélection pour le prix Stanislas Groupama-Le Livre sur la Place 2017


Première phrase :

De lourds bagages pour de bien trop lourds voyageurs. Ainsi commence ma fuite.

Présentation des éditions Buchet Chastel :

Prisonnier d’une société qu’il méprise, un homme décide de partir à la rencontre de son animalité profonde. Perdu en plein bois, vivant de ses chasses avec, pour seule compagnie, son chien Lione, le narrateur va se détacher de toute notion de réalité et vivre de ses rêves. Une errance onirique qui lentement bascule…

La Fuite, premier roman de Paul-Bernard Moracchini, est une invitation en terre inconnue. L’échappée exaltée d’un homme vers la nature.


Paul-Bernard Moracchini
La fuite
Buchet Chastel, août 2017, 152 pages

6 réflexions au sujet de « La fuite – Paul-Bernard Moracchini »

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