La Forêt des Renards Pendus (BD)

La forêt des renards pendus (BD)

BD sélectionnée dans le cadre du Prix SNCF Polar 2018. Si le titre vous dit quelque chose, c’est normal. La Forêt des Renards Pendus est une adaptation graphique du roman de Arto Paasilinna, qui nous emmène avec ironie et une bonne dose de décalé dans le Grand Nord.

Finlande, 1981. Raphaël Juntunen vient de quitter Stockholm et revient sur les lieux de son enfance. Pour quoi faire ? Pour déterrer 36 kilos de lingots d’or. Il pensait être seul et tranquille au milieu de la forêt où il décide d’aller planter sa tente. Seulement voilà, un militaire alcoolique (avec une forte tendance au vomissement après une bonne cuite) croise sa route. Ils vont tous les deux s’installer dans une cabane en bois, éloignée de tout.

Autour de cette amitié improbable, un renard – dénommé Cinq-cent – va faire son apparition et manger des saucisses, la vieille Skolte Naska Mosnikoof va par un hasard sacrément sportif les rejoindre, s’ajoutera des putes, un flic en mal de légalité, beaucoup de neige et de nombreuses saillies, des formules pour faire rire ou sourire.

S’agit-il d’une bonne adaptation ? Il faudrait avoir lu le livre pour répondre objectivement. L’avantage de ne pas connaître le roman de Paasilinna est de rester vierge de toute histoire, la surprise de l’intrigue est donc totale.

Ceci étant l’intrigue, du moins la façon dont elle est mise en scène, n’est pas totalement convaincante. Elle semble parfois un peu longuette et l’effet de suspens – attendu en général d’un BD estampillée Polar – est assez faible. Il s’agit bien plus d’une BD qui manie un humour direct et sans détour, qu’un policier au suspens haletant (si c’est ce que vous attendiez, passez votre chemin). Et puis, si la petite vieille est touchante, les deux lascars à la manière de Laurel et Hardy ne le sont pas vraiment.

Pour le lecteur qui n’adhère pas totalement à ce style d’humour, cela manque parfois un peu de tonus, de piquant, de vivacité. Même si le graphisme, la tonalité sépia et la légèreté de l’ensemble donnent du baume au coeur, quelques pages en moins aurait peut-être permis d’éviter à l’ennui de poindre le bout de son nez.

Rendez-vous bientôt avec une autre des 5 BD sélectionnées pour le Prix SNCF Polar 2018.


La forêt des renard perdus - planche 1


Nicolas DUMONTHEUIL
La Forêt des Renards Pendus
Futuropolis, octobre 2016, 144 pages

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