La différence invisible – Julie Dachez

Caroline, Julie Dachez - La différence invisible - Delcourt Coup de coeur !

Marguerite se sent différente, un peu « anormale », a du mal à se conformer à tous les codes sociaux du quotidien, n’aime pas le bruit, préfère être tranquille chez elle avec ses chats. Elle est autiste Asperger, mais ne le sait pas.

Dans des tonalités de blanc, gris et noir, rehaussées de pointes de couleur, telles des chaussettes ou chaussures rouges, des cheveux jaunes ou un pyjama bleu ciel, c’est avec douceur et de manière très explicite que les spécificités de Marguerite apparaissent petit à petit.

Besoin de régularité dans l’organisation de sa journée, Marguerite est hypersensible, supporte mal les petits bruits ou le brouhaha, ne voit pas pourquoi s’imposer des discussions sociales vides de sens et sans intérêt, n’aime pas mentir et dit la vérité (un peu trop directement pour certains), n’éprouve pas le besoin d’arranger son weekend ou ses soirées pour les rendre plus « fun ».

« Marguerite a 27 ans, elle aime les animaux, les journées ensoleillées, le chocolat, la cuisine végétarienne, son petit chien et le ronronnement de ses chats ».

Et alors ? On a l’impression que Marguerite, ça pourrait être vous ou moi. Quel est le problème d’être végétarienne, de ne pas aller déjeuner avec les collègues, de rater la sortie entreprise ? Elle n’est pas assez « corporate », ne cadre pas suffisamment avec les codes sociaux, le dress code, l’identité sociale, faire comme les autres, ça ne l’intéresse pas … Marguerite découvre alors sa spécificité. Elle n’appartient pas au groupe des neurotypiques (dont elle ignorait d’ailleurs l’existence et dont la majorité fait partie), mais dans celui des neuroatypiques. Elle a une maladie, le syndrome d’Asperger.

Absolument passionnant et très explicite, la BD se termine avec une petite synthèse et explication d’une grande clarté et très intéressante sur l’autisme et le syndrome d’Asperger. La France est loin d’être l’exemple, elle se bat encore aujourd’hui avec de nombreux a priori, une absence de réelle prise en charge des personnes concernées. Pourtant, 1 enfant sur 150 nait avec un trouble de spectre autistique.

Une BD à ne rater sous aucun prétexte. Justesse, bienveillance et clarté, l’auteur, Julie Dachez est autiste Asperger et son propos est très joliment met en scène et en couleur par Mademoiselle Caroline.


La présentation des éditions Delcourt :

Marguerite a 27 ans, en apparence rien ne la distingue des autres. Elle est jolie, vive et intelligente. Elle travaille dans une grande entreprise et vit en couple. Pourtant, elle est différente.

Cliquer pour lire quelques pages de la BD.


Julie DACHEZ – Mademoiselle Caroline
La différence invisible
Delcourt, Août 2016, 197 pages.

2 réflexions au sujet de « La différence invisible – Julie Dachez »

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