La dame en blanc – W. Wilkie Collins

Wilkie Collins - La dame en blanc - Libretto

Au début de La Dame en Blanc, Walter Hartright, jeune professeur de dessin, vient de trouver un nouveau travail. Il va devoir quitter Londres pendant quatre mois pour se rendre dans le village de Limmeridge, dans le Cumberland, afin de donner des cours de dessins à deux jeunes filles, et restaurer une collection d’estampes.

Juste avant de partir, un soir, il fait la rencontre intrigante d’une Dame en blanc totalement inconnue qui, curieusement, lui parle de la maison où il doit se rendre, Limmeridge House, et de la famille qui s’y trouve, les Fairlie.

Walter Hartright sera stupéfait d’apprendre une fois à Limmeridge House, que cette Dame en Blanc se serait évadée d’un asile, qu’elle rode de nouveau dans les parages où il se trouve, d’autant plus qu’il la revoit et que ses allusions la rende de plus en plus intéressante. Le mystère autour de la Dame en Blanc ne cessera d’augmenter, pour se dévoiler peu à peu …

Si Wilkie Collins est supposé être l’un des premiers écrivains anglais de romans policiers avec Pierre de Lune, La Dame en Blanc, écrit au milieu du XIXe siècle, relève plus du roman à « tensions » si l’on peut dire, du roman à « mystères », que du policier : c’était encore le balbutiement du genre.

Ici, le mystère peut être deviné bien avant la fin du roman, mais il se révèle cependant très finement. Et ce n’est pas tant le suspens qui fait la force de ce livre, que la description dans le détail des relations sociales, du quotidien, et de la vie des femmes de l’époque victorienne. Les caractères féminins sont très différents les uns des autres, et peuvent parfois paraitre presque caricaturaux et exagérés aujourd’hui.

Il en ressort un côté suranné et un peu décalé, qui fera le délice des amateurs de livres du XIXe siècle, et de l’époque victorienne en particulier.

L’histoire est par ailleurs racontée à travers le regard des différents personnages qui interviennent, rompant avec une petite monotonie qui se fait parfois sentir, et redonnant à la narration un petit coup de nouveau dans certaines longueurs.

Car oui, certaines descriptions pourront paraître un peu longues, mais tant la beauté de l’écriture, dans ses plus petits détails, que la réussite consistant à maintenir une tension latente tout au long de la lecture, font de ce livre d’époque un petit pavé (car il entre dans la catégorie pavé quand même) très agréable à lire.

Certains hommes seront prêts à tout, vous allez détester Sir Percival, vous allez hésiter avec le comte Forso, vous allez avoir envie de secouer Miss Fairlie, d’admirer Laura Halcombe et surtout, de tout savoir sur Anne Catherick …

Les premières lignes de La Dame en blanc:

Cette histoire montre avec quel courage une femme peut supporter les épreuves de la vie et ce dont un homme est capable pour arriver à ses fins.

La présentation par l’éditeur :

Publié ici en version intégrale, La Dame en blanc fascinait Borges et rendit Dickens ivre de jalousie. Suspense, pièges diaboliquement retors, terreurs intimes et scènes inconvenantes, rien ne manque à ce chef-d’œuvre populaire où des gens irréprochables se livrent, une fois les portes closes, aux pires abjections. Vertus publiques, vices privés ! Rien de tel que la précision toute hitchcockienne des narrateurs pour que le lecteur ne puisse plus dormir…

William Wilkie Collins
La dame en blanc
Traduit de l’anglais par Lucienne Lenob
Parution : Juin 1995 – Phébus
Original : 1860, The woman in white

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6 réflexions sur « La dame en blanc – W. Wilkie Collins »

  1. J’en garde un excellent souvenir ! Quel mystère ! J’adore cet auteur et je compte en lire d’autres !

  2. j’étais prête à le noter avant de lire le comm de Valérie…du coup , bon …je tergiverse (et c’est ce que je fais de mieux)

    • Ah, tu n’as que deux mois pour tergiverser, car après, je te l’apporte en livraison à domicile :-)

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