L’homme qui avait soif – Hubert Mingarelli

Hubert Mingarelli - L'homme qui avait soif - Stock

L’homme qui avait soif est un roman qui se passe en 1946, après la bataille de Peleliu entre le Japon et les Etats-Unis, bataille du Pacifique se soldant par la victoire américaine.

Le fil directeur du livre est le voyage qu’entreprend le soldat japonais Hisao Kikuchi pour rejoindre sa fiancée au Nord du Japon, sur Hokkaido et lui apporter un œuf de jade, son cadeau de mariage.

Mais Hisao a vécu de plein fouet la victoire américaine, et en est resté traumatisé. Il se souvient de la mort de son ami Takeshi, des tranchées, de la peur, de la poussière et surtout, oui, surtout de la soif.

Car c’est cette soif qui l’angoisse de manière indescriptible et qui le fait descendre du wagon pour boire en urgence, laissant repartir le train avec sa valise.

Ce livre possède un côté irréel, qui donne l’impression que l’histoire se déroule en dehors du temps, que les personnages ne sont pas vraiment là, qu’ils sont de passage, qu’ils flottent.

Comme Hisao qui mélange le cauchemar de la guerre et la réalité, on se demande parfois si l’on n’est pas en train de lire un songe ou une fable.

La lecture de ce livre n’a pas été désagréable, grâce à la poésie du style, mais cette incertitude, ce flottement m!a empêchée d’entrer dans le livre, de m’intéresser aux personnages, et de suivre avec intérêt le trajet et les rencontres d’Hisao.

L’homme qui avait soif a été sélectionné pour le prix Orange 2014, dont le prix sera décerné …. demain !

Les premières lignes de L’homme qui avait soif :

1946
Hisao Kikuchi s’était couché sur le côté et ouvrait la bouche sous la pierre d’où l’eau gouttait. Sans doute un reste de rosée que la mousse avait gardée. Une goutte, deux gouttes, il pouvait les compter.

La présentation par l’éditeur Stock :

Japon, 1946, pendant l’occupation américaine.
Démobilisé depuis peu, Hisao revient de la montagne avec une soif obsédante et des rêves qui le hantent. À bord du train qui doit le conduire vers la femme aimée, il commet une terrible erreur. Descendu pour boire, il voit le train repartir avec sa valise et l’oeuf de jade qu’il a prévu d’offrir à Shigeko.
Alors qu’un suspens subtil mais intense invite le lecteur à suivre les péripéties d’Hisao courant après sa valise, se dessine la bataille de Peleliu où il a combattu aux côtés de Takeshi, jeune soldat troublant qui chante dans le noir. Et qui mourra à ses côtés.
Dans ce roman aussi puissant que poétique, Hubert Mingarelli évoque avec une rare élégance l’amitié entre hommes et le Japon meurtri par la guerre.
Hisao retrouvera-t-il sa valise et arrivera-t-il jusqu’au « mystère Shigeko » ?

Hubert Mingarelli, L’homme qui avait soif
Parution : Janvier 2014 – Stock (155 pages)

Challenge rentrée d'hiver 2014 Ce livre participe au challenge de la rentrée hiver 2014.

4 réflexions sur « L’homme qui avait soif – Hubert Mingarelli »

    • Moi aussi, c’est pour ça que je me l’ai lu ! Je ne sais pas trop pourquoi, mais je suis restée dehors ce livre

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