L’homme posthume – Jake Hinkson

Jake Hinkson - L'homme posthume - Gallmeister

Après le génial L’enfer de Church Street, Jake Hinkson revient avec L’homme posthume, un roman de la collection neonoir de Gallmeister. Pas facile de rater son suicide et de se trouver embringuer dans des histoires totalement pourries.

Celui qui a raté son suicide, c’est Elliott, ancien pasteur qui voulait en finir. Du coup, il ne lui reste pas beaucoup d’options, à part draguer l’infirmière Felicia, et puis pourquoi pas, aller boire un dernier verre chez elle. Sauf que chez elle, ce n’est pas de tout repos et des personnes pas très sympas l’attendent, Stan The man, DB et le muet (tout un monde).

Elliott est tellement désabusé qu’il est prêt à rentrer dans les histoires de Félicia sans problème. Il était prêt à mourir, alors il n’a vraiment rien à perdre, et devient le nouvel « associé » de cette équipe de bras cassés, prête à gagner des millions.

C’est un roman noir qui tient bien ses promesses. Les personnages sont caricaturaux à souhait, pas deux sous de jugeote (à part Elliott bien sûr, notre « héros »), violents comme il faut – Jake Hinkson ne fait pas dans la dentelle, tout en restant « assez » raisonnable – et réussit très bien sa Felicia, femme désirable et paumée parfaite, un rien manipulatrice, un rien attendrissante.

Le livre se lit assez vite. Il est court, certes, mais surtout, ça pulse un peu dans tous les sens, à la manière d’un vieux film, avec son côté un peu exagéré parfois. Ce n’est pas drôle, mais vraiment on frôle le sourire à plusieurs reprises. Certains dialogues valent vraiment le détour, et c’est vraiment le point fort de ce roman, avec le personnage d’Elliott qui devient très attachant, si, si, je vous assure !

Une chance, Jake Hinkson a déjà écrit d’autres romans, il ne reste plus qu’à attendre leur traduction par Gallmeister. Viiiiite !

Le Mois americain

Publié dans le cadre du mois américain organisé par Martine.





Les premières lignes :
(Lire un extrait plus long)

Sorti des ténèbres, quelque chose me perfora le visage.
J’essayai d’attraper l’objet, de l’arracher, mais je ne parvins pas à le saisir. Une femme cria:
- Son bras n’est pas attaché …

La présentation des éditions Gallmeister :

Les choses ont vraiment mal tourné quand Elliott s’est suicidé. Ou plutôt quand il a raté son suicide. Car après être resté mort pendant trois minutes, le voici ramené à la vie. Et il y a cette jeune infirmière un peu étrange qui prend soin de lui. Il n’a toujours rien à perdre alors pourquoi ne pas faire un bout de chemin avec elle. Mais une fille comme ça ne voyage jamais seule, alors Elliott devra composer avec des jumeaux débiles. Et Stan the Man.


Challenge Rentrée littéraire janvier 2016Jake HINKSON
L’homme posthume
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Sophie Aslanides
Gallmeister, mars 2016, 174 pages.

12 réflexions au sujet de « L’homme posthume – Jake Hinkson »

  1. Je n’avais pas accroché à son premier roman, ma seule déception chez Gallmeister dont j’adore la collection Neonoir (je dévore actuellement Le verger de marbre). Je n’avais pas aimé les personnages pour les raisons que tu les aimes (trop caricaturaux), en fait non – j’étais juste restée totalement indifférente à leur sort. Donc je vais passer mon chemin car ce deuxième semble être dans la même veine ! Moi j’attends le troisième de Benjamin Whitmer ;-)

    • Attendons donc le 3e de Benjamin Whitmer ensemble ;-)
      Concernant le Verger de marbre, j’ai bien l’intention de le lire, en plus, je vois que tu le dévores, ça attise mon envie !

  2. Je n’ai jamais lu cet auteur et pourtant tu n’es pas la première à en parler… Après, je ne sais pas si ce titre me parlerait vraiment… Mais pourquoi pas?

    • Je ne l’ai découvert que très récemment, grâce à la collection néonoir de Gallmeister. Le jour où tu as envie de lire un roman noir, n’hésite pas à tenter cet auteur.

    • Je comprends parfaitement. C’est un genre particulier, et il faut être dans un certain état d’esprit pour lire ce style de livres, à défaut, la déception risque d’être grande. Mais oui, note L’Enfer de Church Street !

  3. J’avais adoré L’Enfer de Church Street, mais j’ai trouvé celui-ci très anodin et plutôt bâclé…de bonnes idées, des scènes intéressantes, quelques bons personnages mais un roman absolument pas marquant – d’ailleurs je l’ai lu en Mai et je m’en souviens à peine…

    • Je n’ai pas du tout eu l’impression qu’il était bâclé, et j’ai passé un bon moment de lecture. J’ai eu ce que j’attendais d’un roman noir. Mais en effet, il ne m’a pas marqué non plus de manière importante.

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