L’école du mystère – Philippe Sollers

Philippe Sollers - L'Ecole du Mystere - Gallimard

Philippe Sollers parle de la vie, de la foi, mais surtout des femmes. Il le fait de manière fine et respectueuse, à travers un chemin indéterminé, qu’il est très plaisant de suivre.

Il opère surtout une distinction entre les femmes en distinguant Fanny et Manon. Mais on s’apercevra en réalité qu’il existe des quantités de Fanny, comme un genre humain fondu dans le même moule (d’ailleurs, il existe aussi des Fanny homme), avec des caractéristiques très parisiennes : les Fanny sont indignées par les papes, trouvent Sollers peu démocrate, écrivent, etc, elles sont toutes les femmes rencontrées par Sollers dans une femme.

Et puis, à côté, il existe l’unique. Celle qui se distingue, Manon, sa soeur, son amante, celle qui a l’originalité, la sensualité, celle qui le surprend, qui l’aime, qui le fait rire, celle qui le comprend. Au milieu de toutes les femmes, il existe donc la plus mystérieuse, Manon.

Cette lecture est d’une fluidité déconcertante, malgré un sujet finalement assez indéfini. Il ne s’agit pas d’un roman avec une histoire aux contours déterminées. Malgré l’intitulé « roman », on est beaucoup plus proche dans la structure d’un essai, d’un partage de pensées, de vagabondages d’un endroit à l’autre, d’une promenade littéraire très agréable.

Où se trouve l’Ecole du Mystères ? A chacun de le définir. L’apprentissage de la vie, des expériences vécues, de toutes les rencontres qui font le sucre et le sel de la vie.

Ma réticence à lire Phillipe Sollers vient de voler en éclat avec cette première lecture, qui m’a conquise.

Pour en savoir plus, lire l’entretien de Philippe Solers sur le site dédié, à l’occasion de la sortie de son livre.

Les premières lignes :

Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu célébrer la messe. Pas en « enfant de choeur », non, mais en acteur principal, avec le moment-clé de l’élévation.

La 4e de couverture des éditions Gallimard :
(ou lien direct site Gallimard)

« Qui connaît la joie du ciel ne craint ni la colère du ciel, ni la critique des hommes, ni l’entrave des choses, ni le reproche des morts. »

Challenge rentrée d'hiver 2015Philippe SOLERS
L’école du Mystère
Gallimard, Janvier 2015, 160 pages

8 réflexions au sujet de « L’école du mystère – Philippe Sollers »

    • Oui, il se lit vite. Je suppose donc que tu as un bon souvenir de « Femmes », je le garde en tête pour le jour où je me décide à lire un 2e Sollers

  1. Jamais lu Sollers. Je crois que je suis comme toi, j’ai des réticences qui ont tout d’aprioris sans fondement. Il faudra que je franchisse le pas un jour ou l’autre.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>