Kobra – Deon Meyer

Deon Meyer - Kobra - Seuil

Le Cap, Afrique du Sud. Ça commence par la disparition bien mystérieuse du professeur et scientifique Britannique Paul Anthony Morris. En parallèle, le jeune Tyrone vol un portefeuille à une jeune femme, devant des caméras de surveillance. A peine arrêté, les agents de sécurité sont abattus sous ses yeux, il n’a que le temps de fuir. A chaque fois, sont retrouvées des douilles portant le signe distinctif d’une tête de cobra.

L’enquête est menée par Benny Griessel et son équipe les Hawks. Autant dire qu’ils ne chôment pas. A vous de découvrir dans quelle direction elle va évoluer, financière, scientifique, bancaire, internationale, mais une chose est certaine, c’est que vous ne vous ennuyez pas. C’est un polar très rythmé, qui bouge beaucoup, sans jamais vraiment s’arrêter. Tyrone va en effet être presque tout le temps en mouvement, à pied, en train, il marche, il fuit, il court. On se sent presque essoufflé à sa place.

Outre le rythme trépidant, le jeune Tyrone est un personnage attachant. Pickpocket certes, mais pour la bonne cause. C’est finalement un bon gars, embringué dans une histoire qui le dépasse, mais qui fait preuve de finesse et d’intelligence pour s’en sortir. Le flic clé, Benny Griessel, est aussi un personnage bien campé, très humain, avec des défauts qui le rendent sympathique, comme plusieurs membres de son équipe d’ailleurs, et qui a, en plus, de la suite dans les idées.

Le roman est axé autour d’une réalité bien contemporaine. Attention, difficile aujourd’hui d’être invisible avec un téléphone portable. La géolocalisation et la surveillance sont partout. Le jeu de cache-cache qui en résulte maintient une tension sur le fil du rasoir bien frémissante. Et Kobra dans tout ça ? A Deon Meyer de vous le faire découvrir …

Après avoir découvert le polar sud-africain avec Les soldats de l’aube de Deon Meyer, je ne peux que vous recommander celui-ci, particulièrement dynamique, avec des bons et des méchants, sans être trop manichéens, dépaysant, ponctué de l’exotisme des mots d’afrikaans qui font voyager.


Deon Meyer - Kobra - Points P4211Les premières lignes :

La pluie tambourinait sur le toit de tôle ondulée. 8h10 du matin. Le capitaine Benny Griessel ouvrit la malette de scène de crime posée sur le mur de la véranda et en sortit des surchaussures de protection puis des gants de latex.

Présentation des éditions Points :
(Et aussi, différente, la présentation des éditions du Seuil« >Seuil sur leur site).

Au cœur d’un domaine viticole du Cap, le scientifique anglais Paul Anthony Morris a disparu et ses trois gardes ont été tués. Seul indice : des douilles gravées d’une tête de cobra. Le capitaine Benny Griessel est chargé de l’enquête, qui, très vite, va le confronter à la réticence du consulat et à sa propre hiérarchie. Le tueur, surnommé Kobra, semble être un professionnel. Mais pour qui travaille-t-il ?


Deon MEYER
Kobra
Traduit de l’anglais (Afrique du Sud) par Estelle Roudet
Seuil, Octobre 2014, 448 p.
Points, Novembre 2015, 504 p.

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