Jour de courage – Brigitte Giraud

Brigitte GIRAUD - Jour de courage - Flammarion

Livio est un jeune homme de 17 ans. En cours d’histoire sur les autodafés, il décide de présenter un exposé sur le médecin allemand Magnus Hirschfeld, l’un des premiers à avoir étudié la sexualité au début du XXe siècle. C’est aussi un homme qui s’est battu pour le droit des homosexuels.

En choisissant de centrer son exposé autour de cet homme, dont la bibliothèque a été détruite, Livio choisit un intermédiaire pour parler d’un sujet qui lui tient à coeur et sur lequel il s’est documenté.

Car dire qu’il est homosexuel, l’affirmer à ses parents, à son amie Camille, à ses copains, est une épreuve trop difficile pour Livio. Il préfère utiliser ce moyen pour faire comprendre sa différence, petit à petit.

Le parallèle qu’opère Brigitte Giraud est judicieux. Livio présente les persécutions, les incompréhensions, les condamnations qu’ont subi les homosexuels, notamment au XXe siècle (et qu’ils subissent encore aujourd’hui dans certains pays). On comprend ainsi, en filigrane, les raisons de sa difficulté à s’exprimer et s’affirmer, que complètent des exemples de son quotidien, comme des réactions de rejet de ses proches.

Les tourments du jeune homme qui se dévoile en public n’ont jamais l’air hors de propos. Brigitte Giraud trouve le juste équilibre, elle est convaincante, aussi bien dans les sentiments et ressentis de Livio que dans ceux de son amie Camille, qui comprend au fil de l’exposé que son ami ne sera jamais amoureux d’elle comme elle l’espérait.

Un petit roman de 150 pages intéressant et fluide, entre histoire et monde contemporain, les parallèles se recoupent et se répondent de manière cohérente, dans un style mélodieux et agréable.

Prix Littéraires :
Sélection du Prix du Roman FNAC 2019
Sélection du Prix Médicis 2019
Sélection du Grand Roman de l’Académie française 2019

Brigitte GIRAUD
Jour de courage
Flammarion, aout 2019, 156 pages.

8 réflexions sur « Jour de courage – Brigitte Giraud »

  1. Contrairement à mes deux « prédécesseuses » (étonnant que ce mot n’ait pas de féminin), le thème m’intéresse, ou plus exactement, le traitement du thème m’intéresse. Et comme je n’i toujours pas lu l’auteure, ce pourrait être une excellent occasion d’y remédier.

  2. Je n’ai toujours rien lu de cette auteure. Je ne me sens pas attirée plus que ça mais on ne sait jamais, il pourrait croiser ma route inopinément.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>