J’aimais mieux quand c’était toi – Véronique Olmi

Véronique Olmi - J'aimais mieux quand c'était toi - Albin Michel

- Rentrée Littéraire 2015 –

Oui, tout à fait, J’aimais mieux quand c’était toi est aussi un titre d’une chanson d’Alain Souchon, mais c’est surtout le dernier petit livre très émouvant de Véronique Olmi.

A la lecture du titre, je m’attendais à lire une histoire d’amour ; mais l’histoire d’amour est passée, on est dans le temps de la douleur, du souvenir, quand les beaux moments sont de l’histoire ancienne.

Nelly est comédienne de théâtre, la journée, elle a tout le temps pour elle, pour flâner, réfléchir, prendre du temps, et le soir, elle se transforme en un autre personnage et joue sur scène. Prostrée sur son banc de la gare de l’Est, elle se souvient.

Elle se souvient qu’en ce moment, elle joue une pièce de Pirandello, « Six personnages en quête d’auteur ». Elle croit à son rôle, à cette pièce même si tout le monde « l’aimait mieux dans Tchekhov ».

« Exister sans pouvoir vivre », c’est le thème de la pièce, c’est exactement ce que ressent Nelly. Entre vie réelle et personnage de théâtre, Nelly est perdue, s’est perdue, quand la fiction devient réalité, quand son passé resurgit, littéralement elle s’effondre.

Ce texte court est très touchant, tout en intériorité et souvenirs de déambulations parisiennes, de journées flânées, avant le retour du passé, de l’Amour enfin rencontré, qui d’un regard, chamboule tout.

Les déchirements intérieurs sont très bien rendus, on imagine parfaitement la douleur ressentie, les questionnements, les doutes, les combats qu’elle mène contre elle-même, comment elle perd pied, comment elle craque.

Cette lecture fluide d’une agréable tristesse amoureuse est un joli début de cette rentrée littéraire 2015.

Les premières lignes :

Je ne sais pas depuis combien de temps je suis assise sur ce banc. Plus un train ne part, et plus aucun train n’arrive depuis longtemps déjà. C’est une gare immobile.

Présentation (4e de couverture) par les éditions Albin Michel (ou lien direct site) :

L’homme qui ne s’est pas retourné est celui qui m’a fait perdre non pas la tête, non pas la raison ni le sens commun, mais la ligne même de la vie.

Challenge petit bac 2015Challenge rentrée d'hiver 2015Véronique OLMI
J’aimais mieux quand c’était toi

Janvier 2015, Albin Michel, 140 pages

10 réflexions sur « J’aimais mieux quand c’était toi – Véronique Olmi »

  1. En lisant ton billet, je vois que je suis passée à côté de pas mal de trucs… J’ai juste vu une histoire amoureuse un peu trop « exaltée » ! :?
    J’espère que ça sera plus clair qd j’aurai lu ‘Six personnages en quête d’auteur’ ? pas sûr ! ;-)

  2. Je ne suis pas sûre d’avoir vraiment saisi le thème du livre: une déception amoureuse? Une quête ? En tous cas, ça a l’air bien mais pas sûre d’avoir les ressources pour lire ce type d’histoires en ce moment.

    • Zut, je n’ai pas été claire … disons que la base est une déception amoureuse, et une quête personnelle aussi, enfin, c’est comme ça que je l’ai compris … Ce n’est pas hyper gai, je l’avoue, mais j’ai beaucoup aimé quand même.

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