Une fenêtre à Copacabana – Luiz Alfredo Garcia-Roza

Luiz Alfredo Garcia-Roza - Une fenetre à Copacabana - Actes Sud

Un détective de la 3e PJ est retrouvé assassiné, assis sur un banc de Copacabana. Le problème, c’est qu’il s’agit du deuxième meurtre de flics. Rapidement, un point commun apparaît. Et l’idée d’un serial killer de policiers s’installe quand Nestor est, lui aussi, retrouvé tué, et le point commun, confirmé.

Dans une ambiance à la chaleur lourde et moite, le commissaire Espinosa va mener son enquête avec un flegme et un détachement tout en apparence. Il se sent bien plus concerné que ce qu’il veut bien laisser paraître.

Ce livre donne l’impression d’être un peu détaché de la réalité, et paradoxalement, de s’y plonger totalement. C’est assez difficile à expliquer. Il s’en dégage une atmosphère très particulière et assez étrange.

La tension sensuelle des relations entre le commissaire Espinosa et la femme témoin d’une fenêtre à Copacabana, le doute qui s’installe concernant de ce qu’elle a réellement vu, l’obsession qui se développe autour d’une ombre mystère, renforcent la spécificité de cette ambiance.

Ce livre m’a laissé une agréable sensation d’avoir perdu pied, de ne pas avoir réussi à suivre toutes les pistes, d’être restée penchée sur une – à tort – et de m’être fait balader dans un univers impalpable et lointain.

Ce sentiment de bizarrerie littéraire, que j’ai du mal à cerner et expliquer, m’a beaucoup plu. Tout en restant assez éloigné de la narration, j’ai pourtant ressenti de très près l’épaisseur de cette atmosphère.

Luiz Alfredo Garcia-Roza est un écrivain qui a clairement un style spécifique, et la tonalité de sa plume vaut le détour.

Les premières lignes :

Fin d’après-midi. A l’angle de la rue, l’horloge digitale affichait 38°C. Que ce fût le jour ou la nuit n’y changeait pas grand chose. Dans la voiture, il faisait aussi chaud. Ils respiraient, depuis des heures, un mélange écoeurant de sueur,de débris de sandwiches et de gaz d’échappement des autobus.

La présentation de la 4e de couverture en édition Babel :
(plus longue et légèrement différente sur le site Actes Sud)

Depuis quelques jours, le commissaire Espinosa et son fidèle Welber, enquêtent sur les meutres de trois policiers, commis avec un sang-froid étonnant. Fouillant dans la vie de ces flics ordinaires, ils commencent à soupçonner l’existence d’une bande gérant les pots-de-vin distribués aux policiers. Inutile de dire que cela gêne du monde dans la police, du bas de l’échelle aux plus gradés, et que la règle d’or est : “Jamais entendu parler.”
L’ennui, c’est que deux maîtresses de ces ripoux sont elles aussi retrouvées assassinées, et qu’on parle d’une femme “suicidée” qui se serait jetée par la fenêtre du haut d’un immeuble de Copacabana.
Espinosa, homme tranquille qui a trouvé en Irene la compagne idéale, bonne amante et peu encline à la vie commune, se retrouve en quelques jours gentiment courtisé par deux autres jolies femmes : Celeste, que l’on croyait morte, et Serena, la femme qui de chez elle a tout vu, ou tout cru voir …

Luiz Alfredo GARCIA-ROZA
Une fenêtre à Copacabana
Traduit du portugais (Brésil) par Vitalie Lemerre et Eliana Machado Meugé
Juin 2008, Actes Sud, 288 pages
Janvier 2012, Babel noir, 288 pages

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