Femme à la mobylette – Jean-Luc Seigle

Jean-Luc SEIGLE - Femme à la mobylette - Flammarion

Rendez-vous manqué avec le dernier livre de Jean-Luc Seigle. Il s’agit de l’histoire de Reine, une femme en difficulté qui va devenir la « Femme à la mobylette », à partir du moment où elle la découvre dans son jardin.

Franchement, le début du roman m’a plu. Reine est une femme pauvre, qui tente de s’en sortir, de trouver du travail, de survivre. Au chômage depuis longtemps, son mari l’a quittée lui laissant trois enfants à élever. Elle n’a pas de voiture, a du mal à trouver de quoi manger, se trouve en pleine galère et se dépatouille comme elle peut.

Puis elle va faire une rencontre, découvre « par hasard » une mobylette bleue qui va lui permettre de se déplacer, de travailler et sa vie va (un peu) changer. A partir de là, j’ai perdu le lien avec Reine, je n’ai plus réussi à croire à son histoire et à trouver de l’intérêt au roman.

Au fil des pages, le portrait de Reine qui était touchant au départ, est devenu caricatural, voir même un peu agaçant. La fluidité de la lecture s’est perdue. J’ai trouvé que les passages étaient de plus en plus hachés, de plus en plus confus et de moins en moins crédibles. La narration cousue de fil blanc m’a totalement perdue. J’avoue que je m’attendais à plus d’originalité autour de ce drame personnel.

Le roman est suivi d’un texte autobiographique « A la recherche du sixième continent », qui contient une partie intéressante sur Lamartine et la littérature. Jean-Luc Seigle explique que l’origine du roman Femme à la mobylette provient du premier roman de Lamartine, Geneviève ou l’histoire d’une servante datant 1850, dans lequel il est fait référence à une « petite couturière d’Aix-en-Provence, du prénom de Reine ». Bon, apprendre quelque chose, c’est un point positif.

Si vous ne le connaissez pas et que vous souhaitez découvrir Jean-Luc Seigle, je vous invite à choisir plutôt Je vous écris dans le noir, Grand Prix des Lectrices de ELLE 2016.

Prix littéraire :
Sélection du Prix Roman Fnac 2017


Les premières lignes de Femme à la mobylette :
(Ou lire un extrait plus long)

Reine est une grosse dormeuse. Cette nuit elle n’a pas fermé l’oeil. Même pas couchée. Pas déshabillée non plus. Devant sa fenêtre elle est toute débobinée. C’est le mot qu’elle a inventé pour donner un nom à cette fatigue qui la défait et la met en morceaux qu’elle a bien du mal à rassembler ensuite.

La présentation des éditions Flammarion :

Abandonnée par tous avec ses trois enfants, Reine n’arrive plus à faire face. Sa vie finit par ressembler à son jardin qui n’est plus qu’une décharge. Son horizon paraît se boucher chaque jour davantage, alors qu’elle porte en elle tant de richesses. Seul un miracle pourrait la sauver… Et il se présente sous la forme d’une mobylette bleue. Cet engin des années 1960 lui apportera-t-il le bonheur qu’elle cherche dans tous les recoins de ce monde et, surtout, à quel prix ?
Jean-Luc Seigle dresse le portrait saisissant d’une femme ordinaire au bord du gouffre. Ce faisant, c’est une partie de la France d’aujourd’hui qu’il dépeint, celle des laissés-pour-compte que la société en crise martyrise et oublie.


Jean-Luc SEIGLE
Femme à la mobylette
Flammarion, août 2017, 240 pages.

6 réflexions au sujet de « Femme à la mobylette – Jean-Luc Seigle »

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