Faire l’amour – Jean-Philippe Toussaint

Jean-Philippe Toussaint - Faire l'amour - Poche DoubleJean-Philippe Toussaint - Faire l'amour - Minuit

Faire l’amour est le premier livre du « cycle de Marie », qui prend fin en 2013 avec le quatrième opus paru en septembre 2013 aux Editions Minuit : Nue.

C’est l’hiver. Marie et le narrateur se retrouvent ensemble à Tokyo. Il ne s’agit pas de vacances, ni d’une lune de miel. Le narrateur accompagne simplement son amie Marie – styliste de haute couture et plasticienne – qui organise une exposition au « Contemporary Art Space » de Shinagawa avec les robes de sa dernière collection.

Ils se connaissant depuis longtemps, mais la passion n’est plus là. Seuls des morceaux d’amour semblent faire encore tenir ce couple qui se refroidit. Le narrateur le sait : « Le jour où Marie me proposa de l’accompagner au Japon, je compris qu’elle était prête à brûler nos dernières réserves amoureuses dans ce périple. » . Faire l’amour est l’histoire d’une nuit d’amour à Tokyo, où le mot amour n’a plus le même sens, où chacun tente de lui donner une signification différente. Ils essayent de se comprendre et de se rapprocher, mais ils ne font que s’éloigner. Par des paroles, des silences, des gestes et des larmes, ils font le constat de leur amour qui s’appauvrit, dans cette ville du Japon étrangère, qu’ils avaient déjà explorée et découverte ensemble, mais où la neige les enrobe désormais d’un froid et d’une distance nouvelle.

Faire l’amour est un roman chlorhydrique sur la déliquescence d’une passion amoureuse, qui est très touchant par sa sensibilité et par l’intimité pudique qui s’en dégage. C’est en réalité le début d’un cycle que Jean-Philippe Toussaint nous propose avec ce premier volet de la vie, où plutôt de l’année, de Marie Madeleine Marguerite de Montalte, qui se poursuit avec Fuir, puis avec La vérité sur Marie, pour se terminer avec Nue.

Les premières lignes de Faire l’amour :

« J’avais fait remplir un flacon d’acide chlorhydrique, et je le gardais sur moi en permanence, avec l’idée de le jeter un jour à la gueule de quelqu’un. Il me suffirait d’ouvrir le flacon, un flacon de verre coloré qui avait contenu auparavant de l’eau oxygénée, de viser les yeux et de m’enfuir. Je me sentais curieusement apaisé depuis que je m’étais procuré ce flacon de liquide ambré et corrosif, qui pimentait mes heures et acérait mes pensées. »

Présentation de l’éditeur (Minuit) de Faire l’amour :

« C’est l’histoire d’une rupture amoureuse, une nuit, à Tokyo. C’est la nuit où nous avons fait l’amour ensemble pour la dernière fois. Mais combien de fois avons-nous fait l’amour ensemble pour la dernière fois ? Je ne sais pas, souvent. »

Jean-Philippe TOUSSAINT, Faire l’amour
Parution : Août 2002 – Minuit / Septembre 2009 – Double n°61

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(Dernière mise à jour : 15/12/2013)

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