Faillir être flingué – Céline Minard

Céline Minard - Faillir être flingué - Rivages

Faillir être flingué est un livre de Western, sujet très rare il faut dire, qui a obtenu le Prix du Livre Inter 2014, et a donc emporté l’adhésion de beaucoup de lecteurs.

Plusieurs personnages vont se croiser et vivre dans le grand désert américain, pour converger finalement vers une ville en construction et se rencontrer.

Ce livre est extrêmement bien écrit, on sent dernière chaque ligne le travail de l’écriture.

Céline Mignard possède un style particulier et dense, mais très agréable : c’est vraiment un écrivain qui mérite d’être découvert.

En revanche, il est assez difficile d’entrer dans Faillir être flingué, et surtout de s’y maintenir – peut-être fallait-il être plus concentré – car on se perd dans les références des personnages, on ne s’est plus trop qui est qui, qui fait quoi, et certains personnages (notamment les indiens) ont parfois deux identités différentes, ce qui perturbent encore plus les points de repère.

De plus, les histoires sont menées au début en parallèle, et il faut attendre environ les 2/3 du roman, avant de vraiment comprendre où Céline Minard voulait nous mener, c’est à dire dans la ville en construction.

Et c’est pour cette raison que ce billet est mitigé, car autant le début du roman a été un peu difficile, autant le dernier tiers était vraiment passionnant. Les interactions entre les personnages sont plus présentes, on s’est habitué à leur identité, et tout fonctionne alors à merveille.

Faillir d’être flingué reste quand même une lecture exigeante, à lire concentré, et surtout, est destiné aux lecteurs aimant vraiment les histoires de Western.

BibliomaniacsDans le cas contraire, la déception risque de pointer son nez.

Les avis mitigés d’Eva et de Coralie, mais aussi l’avis enthousiaste de Jérôme.

Et on en parle dans le Bibliomaniacs d’Août 2014.
A écouter en cliquant sur Ecouter Bibliomaniacs (lien à venir)

Prix Littéraire

Prix Livre Inter 2014


Les premières lignes de Faillir être flingué :

Le chariot n’en finissait plus d’avancer. La grand-mère à l’arrière criait de toutes ses forces contre la terre et les cahots, contre l’air qui remplissait encore ses poumons.

Présentation de l’éditeur Rivages :

Un souffle parcourt les prairies du Far-West, aux abords d’une ville naissante vers laquelle toutes les pistes convergent. C’est celui d’Eau-qui-court-sur-la-plaine, une Indienne dont le clan a été décimé, et qui, depuis, exerce ses talents de guérisseuse au gré de ses déplacements. Elle rencontrera les frères McPherson, Jeff et Brad, traversant les grands espaces avec leur vieille mère mourante dans un chariot tiré par deux boeufs opiniâtres ; Xiao Niù, qui comprend le chant du coyote ; Elie poursuivi par Bird Boisverd ; Arcadia Craig, la contrebassiste. Et tant d’autres dont les destins singuliers se dévident en une fresque sauvage où le mythe de l’Ouest américain, revisité avec audace et brio, s’offre comme un espace de partage encore poreux, ouvert à tous les trafics, à tous les transits, à toutes les itinérances. Car ce western des origines, véritable épopée fondatrice, tantôt lyrique, dramatique ou burlesque, est d’abord une vibrante célébration des frontières mouvantes de l’imaginaire.

Céline MINARD, Faillir être flingué
Parution : Août 2013 – Rivages (336 pages)

8 réflexions au sujet de « Faillir être flingué – Céline Minard »

  1. Je viens de le terminer et ma critique sera en ligne sur mon blog jeudi. Je suis en train de réécouter l’émission bibliomaniacs du mois d’août et j’en ai exactement le même avis (j’ai trouvé cela poussif aussi) et à l’instar de la maman de jenesaisplusqui, je note aussi souvent les personnages avec le lien qui les relie. Là je n’ai pas voulu le faire et j’ai été paumée dans la pampa. J’avais déjà écrit un commentaire hier sur la page bibliomaniacs et pfiouuuuut…. ça s’est décanté à partir de la page 180 ! IL était temps.

    • C’est la maman d’Eva ;-) Ce qui est bien avec ce livre, c’est qu’on est récompensé de notre patience, et qu’après être sorti de la pampa (j’adore !), on est soulagé. A jeudi !

  2. Il ne faut en effet pas éparpiller son attention durant quelques dizaines de pages (j’ai dû revenir parfois en arrière) mais quel chouette roman! Tu peux lire So long, Luise, que j’ai aimé aussi.

    • Ah, et puis avec les vacances, ça prend plus de temps … j’espère que l’attente sera récompensée par un avis positif !

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