Pour l’amour du Chocolat – José Carlos Carmona

Carmona Pour l'amour du chocolat

Quand le hasard fait bien les choses ! Oui, j’ai choisi ce livre totalement par hasard, intriguée tant par le titre que par le fait que José Carlos Carmona était pour moi un parfait inconnu, et je n’ai pas été déçue.

Le livre commence très simplement, par quelques phrases très courtes : « Eleanor Trap dirigeait une fabrique. Une fabrique de chocolats en Suisse (…). On était en 1963. Automne 1963. Martin Luther King venait de proclamer au monde: « J’ai fait un rêve. » Elle avait vingt-trois ans. ». Mais très vite, le lecteur quittera Eleanor – pour la recroiser plus tard – et se retrouvera en 1922, avec Adrian Troadec, le créateur futur de la fabrique de chocolats, qui est pour l’heure livreur de lait, et tombe amoureux d’une violoncelliste, Alma. En 100 chapitres courts et vifs, José Carlos Carmona passera de 1922 à 2001, nous racontera la vie d’Adrian, ses amours, ses échecs, ses rêves, ainsi que ceux d’autres personnes qui gravitent autour de lui et d’Eleanor. Les phrases sont courtes, les chapitres également (ils dépassent rarement deux pages).

La narration va vite, les descriptions sont quasiment absentes ; ce sont les personnages qui comptent ici, les choix de leurs vie, leurs accrocs. Mais le lecteur qui souhaite du pathos devra passer son chemin. L’impression est celle de lire un conte – pour adulte, ce n’est ni fantastique, ni gai, ni drôle – mais pleins de rebondissements, comme si les faits dépassaient la réalité, la réalité historique notamment qui nous est rappelé par petites touches. Ce livre est une parenthèse aussi savoureuse qu’un chocolat qui fond lentement, mais trop vite sur le palais. On en redemande encore.

La 4e de couverture indique que pour Les Echos, « Pour l’amour du chocolat a tout du best-seller inattendu, qu’on se recommande de bouche-à-oreille », et l’on ne peut qu’être d’accord.

Si vous hésitez encore, la présentation Editeur :

Lausanne, 1922. Le jeune Adrian Troadec, dix-huit ans, ans livreur de lait, tombe amoureux de la jeune Alma Trapolyi. Apprenant qu’Alma joue du violoncelle, il se met à la musique. Peu doué, il est vite recalé du Conservatoire et retourne à ses activités laitières. Un jour, durant sa tournée, il aperçoit le père d’Alma, Lajos Trapolyi, devant un échiquier. Il devient alors l’élève d’Alexander Alekhine, champion soviétique, qui lui fait gagner le championnat suisse et l’amitié de Lajos. Alma continue d’ignorer son prétendant « qui sent toujours la vache ». Adrian se met alors à l’espionner et connaît bientôt sa vie dans les moindres détails. Après chaque concert, elle s’arrête dans une boulangerie pour se requinquer avec une sucrerie. Son maître Alexander Alekhine l’avait un jour sauvé d’une baisse de tension lors d’une compétition en lui offrant un chocolat. Aussitôt, il décide d’ouvrir une chocolaterie, le Petit Chocolat Troadec.

José Carlos CARMONA, Pour l’amour du chocolat
Traduit de l’espagnol par François Rosso
Parution : Novembre 2010 – Grasset

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>