Captive – Margaret Atwood

Margaret Atwood - Captive - Robert Laffont

Captive se déroule au Canada au milieu du XIXe siècle et retrace de façon romancée l’histoire vraie de Grace Marks, qui a été accusée de deux meurtres.

Mais son implication réelle et sa culpabilité ne sont pas si évidentes, et c’est sur le principe de cette incertitude qu’est organisé ce roman.

Ce livre me laisse une impression mitigée, car j’ai eu un peu de mal à le lire jusqu’au bout, non parce que c’est mal écrit ou que c’est totalement inintéressant, ce n’est pas le cas, c’est bien écrit au contraire et certains sujets sont bien traités, mais le livre est trop long, trop étendu et pas assez condensé.

Margaret Atwood entre dans de nombreux détails qui ne m’ont pas intéressés du tout, même si tous ces détails participent à l’ambiance juste et bien dépeinte du XIXe siècle et de la description de la vie d’une servante à cette époque au Canada.

En effet, cette description du XIXe siècle au Canada est très bien rendue, c’est très visuel et très explicite, et c’est l’un des plus de ce roman.

L’autre point positif, c’est la façon dont Margaret Atwood traite de l’approche de la maladie mentale, de la découverte de l’inconscient, la folie, du rapport au spiritisme, à l’hypnose, à l’interprétation des rêves, à travers les recherches faites par le jeune médecin Simon Jordan, qui décide de faire de Grace son sujet d’études.

Au début de chaque chapitre sont insérés des extraits de documents réels (extraits de journaux, de confessions lors du procès, etc.). Or, ces extraits m’ont souvent semblé plus intéressants que le livre lui-même, qui est une dilution de ces extraits. Le style est joli et agréable, mais c’est beaucoup trop long, la moitié aurait vraiment suffit.

Enfin, je n’ai pas non plus été intéressée par l’histoire parallèle développée entre le médecin et sa logeuse, ni par plusieurs historiettes secondaires qui auraient pu à mon sens être supprimées sans entacher le sujet du roman lui-même.

A final, ce livre me laisse une impression étrange, car même si je l’ai trouvé trop long, il m’en reste un souvenir qui n’est pas désagréable, une envie de lire d’autres livres de Margaret Atwood, comme la Servante, qui serait de la même veine, et surtout, son dernier livre Maddaddam et toute sa trilogie (avec Le Dernier Homme et Le Temps du déluge).

Les premières lignes de Captive :

Entre les pavillons poussent des pivoines. Elles surgissent à travers le tapis de caillou gris, tandis que leurs boutons, pareils à des yeux d’escargot, sondent l’air, se gonflent, puis s’ouvrent en d’énormes fleurs rouge sombre, brillantes et lustrées comme du satin. Ensuite, elles se défont brutalement et tombent par terre.

Margaret Atwood - Captive - 10:18La présentation par l’éditeur 10/18 :

1873. Grace Marks, seize ans, est condamnée à la réclusion à perpétuité pour le double meurtre de son jeune employeur et de sa gouvernante. Victime sous emprise ou monstre en jupons ? Face à l’échec des rapports psychiatriques, le Docteur Jordan s’empare du dossier, bien décidé à la sortir de son amnésie. Mais pourquoi lui cache-t-elle les troublants rêves qui hantent ses nuits ?

Inspiré d’un sanglant fait divers qui a bouleversé le Canada du XIXe siècle, Margaret Atwood nous offre un roman baroque ou le mensonge et la vérité se jouent sans fin du lecteur.

Margaret ATWOOD, Captive
Traduit de l’anglais par Michèle Albaret-Maatsch
Parution : 1998 – Robert Laffont / Juin 2003 – 10/18
Original : 1996, Alias Grace

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(Dernière mise à jour : 05/09/2014)

2 réflexions au sujet de « Captive – Margaret Atwood »

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