Apache – Alex W. Inker

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Apache, argot pour désigner le voyou du Paris de la Belle Epoque (merci à Alex W. Inker pour le glossaire) est la première bande dessinée du trentenaire Alexandre Widendaele. Vous aimerez ou pas, mais vous vous en souviendrez.

Déjà la couverture m’avait fait grincer des dents. Je sentais bien que cette bande dessinée n’était pas pour moi, mais comme elle était sélectionnée pour le Prix SNCF Polar 2017, je me suis lancée. Je ne m’étais pas trompée.

Pourtant, le Paris des années 1920, c’est une époque prometteuse. Ici, on est en plein dans le cliché des bas-fonds, des truands aux sales gueules et tatouages, de la fille façon Betty Boop, mais sans le côté mignon, uniquement le côté sexuel et vulgaire.

L’histoire est sans réelle surprise, on sent arriver la fin à des kilomètres. Les personnages sont moches, méchants et sans scrupules, ils sont déloyaux, aiment l’argent, le jeu, le sexe et l’alcool. Voilà, je ne veux pas raconter l’histoire, qui est un huis clos assez étouffant, mais ce qui se passe n’est pas joli joli, vous l’aurez compris.

Concernant le dessin, il fait en revanche preuve d’originalité. La bichromie rouge et noir va directement à l’essentiel, comme les traits directs et francs. Le graphisme marque l’esprit. Les gueules et attitudes de nos apaches, tout comme l’atmosphère pourrie et délétère sont très bien rendues. Les dialogues sont écrits avec des grandes lettres en capitales, sans réelle finesse. La forme sert à merveille le fond, tout comme le vocabulaire d’époque (ça vous dit quelque chose : La ménesse en purette risque de paumer la crève ?). Franchement, ça fonctionne sacrément bien.

Cette bande dessinée n’est donc pas ratée, pas du tout, mais elle ne correspond vraiment pas à mes goûts de lectrice. Oserais-je émettre l’idée que cette BD est très masculine … ?

Vous le saurez peut-être en lisant la très belle chronique de Jérome, qui lui, a beaucoup aimé et en parle bien mieux que moi.

Prix Littéraire :
Sélectionné pour le Prix SNCF du Polar 2017


La présentation des éditions Sarbacane (pas de 4e de couverture) :

Paris, début des années 20. Un vieux bouclard du quartier de la Bastille. Un serveur derrière le comptoir nettoie ses verres en rêvant, manches relevées, tatouages apparents sur des bras musclés et blancs. La nuit est tombée, la porte s’ouvre. Entre une très jeune et très jolie métisse, cheveux courts, garçonne, la silhouette fine. La femme est accompagnée d’un homme d’un certain âge, gros, riche, transpirant et essoufflé. Son micheton sans doute. Bientôt viendra les rejoindre le chaufeur de l’homme riche, aussi louche que patibulaire… Dans un huis clos étouffant leurs histoires vont se mêler, histoires de tranchées, de vols, de courses, de frangins, d’amour et de trahison. Au bout, il y aura la mort pour deux des quatre protagonistes. Oui, mais pour qui la faucheuse ?


Alex W. INKER
Apache
Sarbacane, Mars 2016, 125 pages.

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